‹ La dévotion au cœur de MarieChapitre 121 sur 221 · I.Î-: CœUR DK MARIK EN IX'I-iMÊMR · texte numérisé non relu

I.Î-: CœUR DK MARIK EN IX'I-iMÊMR

dire, tout ce qu'il y a de plus digne et de plus noble dans tous les Anges el tous les hommes. {\)

Je n'oserais dire que cet argument est péremptoire, mais s'il est vrai, comme on n'en peut douter, que, dès le moment de sa conception, la Sainte Vierge était plus aimée de Dieu que tous les Anges et tous les saints ensemble, et que, d'autre part, l'amour que Dieu nous porte est la cause et la mesure desdons surnaturels que nous possédons, n'est-il pas logique de conclure que, dès le premier instant de sa vie, il y avait dans le Cœur de Marie plus de grâce et de sainteté qu'il n'y en aura jamais dans tous les cœurs des Anges et des saints, même pris collectivement ?

L'opinion de Christophe de Véga et du P. Eudes a trouvé en saint Liguori un ardent défenseur (2), et de nos jours elle semble gagner du terrain (3). x\vec le temps, peut-être finira-t-elle par rallier tous les suffrages.

La sainteté conférée à Marie au moment de sa conception n'était, d'ailleurs, qu'un commencement : elle ne cessa de grandir tant que la Sainte Vierge resta sur cette terre, et son accroissement eut pour causes, d'une part, les mérites de Marie, et d'autre part, les mystères auxquels elle fut

i. Oratio lit' Xat. Virginis. Cî. Enfance ad?nirable, 2' pavi, ch. 11.

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