‹ La dévotion au cœur de MarieChapitre 123 sur 221 · LE COEUH DE MARIE EN LUI-MÊME · texte numérisé non relu

LE COEUH DE MARIE EN LUI-MÊME

puisable de bénédictions, qui n'avez point de plus grand désir que de les communiquer, et que tous ne trouviez rien dans ce Cœur très pur qui y a apportât le moindre empêchement ?...

« Et si le Saint-Esprit a versé dans le Cœur de cette Mère admirable des torrents d'une grâce en quelque manière infinie pour la rendre digne de le faire naître dans ses bénites entrailles, qu'a t-il fait lorsqu il l'a mise dans la disposition de sacrifier ce très cher Fils et de le sacrifier avec tant de douleur et d'amour ? Certainement l'on peut bien dire que, comme en cette occasion son Cœur a été changé en une mer immense de douleurs, il est devenu aussi un océan sans fond et sans rive de grâce et de sainteté (d). »

Dans les dernières années de sa vie, Marie trouva un nouvel accroissement de grâce dans la réception des sacrements. Tous ne lui furent pas conférés. Sa pureté absolue la rendait incapable de recevoir le sacrement de Pénitence, et aussi, senible-t-il, celui d'Extréme-Onction. Lorsqu'elle épousa saint Joseph, le^ mariage n'était pas encore élevé à la dignité de sacrement de la Loi nouvelle. Si elle a reçu abondamment l'esprit et la grâce du sacerdoce, le sacrement de l'Ordre ne lui a pas été conféré. Piemplie des dons du Saint-Esprit au jour de la Pentecôte, il n'est pas sûr qu'elle ait reçu le sacrement de confirmation. Mais il est bien probable que le Baptême lui fut administré, et personne ne doute qu'après

Page 1