‹ La dévotion au cœur de MarieChapitre 169 sur 221 · Cœur admirable, liv. 9, ch. 3, sect · texte numérisé non relu

Cœur admirable, liv. 9, ch. 3, sect

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qu'ils reçoivent du chef. Elle se compose des Anges et des saints qui jouissent avec Jésus-Christ de la béatitude du Ciel et qui forment 1 Eglise triomphante ; des âmes détenues dans le Purgatoire pour 1 expiation de leurs fautes, qui composent l'Eglise souffrante ; des fidMes, qui se sanctifient ici-bas dans l'épreuve et qui forment ce qu'on appelle l'Eglise militante. Les pécheurs n'en sont point exclus, bien qu'ils ne soient unis à Jésus-Christ que par la foi et l'espérance. Les infidèles eux-mêmes sont appelés à en faire partie, puisque Jésus-Christ est mort pour tous les hommes sans exception et qu'il a préparé à tous les grâces requises pour le salut. Dans le Cœur admirable (1), le P. Eudes donne à l'Eglise un nom bien gracieux : il l'appelle « le monde du divin amour et de la sainte charité », et oc nom lui convient parfaitement, puisque ce qui fait la vie de l'Eglise c'est l'amour de Dieu et du prochain.

Les rapports de Marie avec l'Eglise sont de deux sortes : elle en est la Mère et la Reine, et il va sans dire que ces deux titres lui viennent des perfections de son Creur et du rôle qu'il joue dans le développement de la vie de l'Eglise. Nous avons donc 5 étudier le Cœur de Marie sous un double aspect, savoir : 1. en tant qu'il est, avec le Cœur de Jésus, le pi incij)e de la vie de l'Eglise : — 2. en tant qu'il est, avec le (^œur de Jésus, le roi de tous les cœurs.

i. Cœur cubnirable, liv. 2. rli i.

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ç 1 . — le Cœur de Marie principe de la vie de l'Église

En quel sens on peut ilire que le Cœur de Marie est le Cœur de TEglise. — Son rôle dans l'acquisition et la distribution de la grâce.

TS'on seulement la Sainte Vierge occupe une place d'honneur dans le Corps mystique de Jésus, non seulement sa dignité et ses vertus relèvent bien au-dessus des Anges et des saints, mais on peut dire, sans exagération aucune, que tout ce qu'il y a de vie surnaturelle dans les âmes dérive de son Cœur.

u Le Cœur de la Mère du Sauveur, dit le P. Eudes, est l'origine d'un troisième monde qui est composé de tous les enfants de Dieu qui sont vivants de la vie de la grâce en la terre et de la vie de la gloire dans le Ciel. Car, après Dieu, ils tiennent lune et l'autre de la Mère de celui qui est leur chef et dont ils sont les membres, et ils en ont l'obligation à son très saint Cœur (1). »

D'oii le Bienheureux conclut, avec le P. de Barry, que le Cœur de Marie est le Cœur de l'Eglise. « Oui, s'écrie-t-il avec enthousiasme, le Cœur de Marie est le Cœur de l'Eglise militante, soufl'ranle et triomphante (2) ». Et à l'appui de cette assertion, il in-

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