‹ La dévotion au cœur de MarieChapitre 170 sur 221 · Cœur admirable, liv. 2, ch · texte numérisé non relu

Cœur admirable, liv. 2, ch

2. Cœur admirable, 1 c. « Après le Saint-Espn-it, et à un titre secondaire, Marie est aussi appelée le <^.œur de l'Eglise, et nous avons dit précédemment comment cet organe mystérieux avait toujours été en éveil, comment l'Eglise avait pu dire : Je dors, mes autres membres interrompent parfois la série de leurs mérites^ mais mon Cœur, Marie, veille sans cesse, et

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voque les paroles de la liturgie : Vitarn dalam per Virgineni, génies redemptœ, plaudile.

Pour comprendre de quelle manière et dans quel sens le Cœur de Marie est l'origine de la vie de l'Eglise, il faut tout dabord se rappeler la part qu'il a prise aux deux grands mystères de l'Incarnation et de la Rédemption.

Evidemment, le mystère de llncarnafion aurait pu s'accomplir sans le concours de la Bienheureuse Vierge. Pour devenir lun d'entre nous, le Verbe n'avait pas besoin de s'incarner dans le sein d une femme : il pouvait prendre la nature humaine à l'état adulte sans passer par les humiliations de l'enfance. Il est vrai que, dans ce cas, il n'aurait point fait partie de la postérité d'Adam ; mais, revêtu de notre nature, il aurait pu quand même se faire la victime expiatrice de nos fautes et nous rendre la vie surnaturelle dont le péché d'Adam nous avait dépouillés. Dieu a préféré un autre plan. lia voulu retourner contre le démon les inventions dont il s'était servi pour nous perdre. Au lieu de s'attaquer directement à notre premier père, le démon avait pris un détour ; il avait commencé par séduire Eve et celle-ci lui avait servi d'instrument pour faire tomber Adam. A son tour, Dieu voulut

poursuit nuit et jour son travail béni de sanctification. Ce rœur sans doute dépend de la tôte. le Christ, et reçoit de lui Je mou\ement ; mais il est cliargé ensuite de tran.stnellre la vicel la cliHleur^X tous les membres, jusipj'.iux dernières i-xtn-niilés : il nVsl aucune goutte de san^ .ii\ in. c'est-à-dire aucune yràce, qui ne vienne du Cœur de Marie » Hugon, La Mère de yrdce, p. 266-67.

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se servir dune femme pour nous donner le Sauveur. C'estpourcela qu'il choisit Marie pour être la Mère de son divin Fils. De là le nom de nouvelle Eve que les Pères de l'Eglise donnent à la très Sainte Vierge.

Nous savons par ailleurs que, si le mystère de l'Incarnation s'accomplit dans le sein de Marie, ce ne fut pas sans que son Cœur prit une large part à sa réalisation, puisque, abstraction faite des considérations que nous avons exposées ailleurs, le Fils de Dieu ne descendit dans le sein delà Bienheureuse Vierge que lorsqu'elle y eut donné son consentement. « Dieu, dit Bossuet, ayant appelé Marie à ce glorieux ministère, il ne veut point qu'elle soit un simple canal d'une telle grâce, mais un instrument volontaire qui contribue à ce grand ouvrage... Tant il a été nécessaire aux hommes que Marie ait désiré leur salut (1). » Le P. Eudes en conclut avec Richard de Saint-Laurent que c'est par la foi et le consentement du Cœur de Marie aux paroles de l'archange Gabriel que l'œuvre du salut a commencé (2;.

Quand le Cœur de Marie n'aurait concouru au relèvement de l'humanité qu'en nous donnant le Sauveur, c'en serait assez pour qu'on pût le considérer comme l'origine de la vie de l'Eglise et la source de tous les biens qui procèdent de l'Incarnation. Mais son rôle ne s'est point borné là. La Sainte Vierge en effet a été associée à tout ce que Jésus a daigné faire et souffrir pour notre salut. Nous l'avons

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