L. 5, c. 35. Cf. Cœur admirable, I. 7, ch
40 I.TUDE mSrORIQL'K
La Mère Viliam, religieuse de Tordre de Saint Dominique, fonda à Naples un monastère qui portait le nom de Sainte-Marie du divin amour. Chaque jour, elle récitait trois Ave Maria en 1 honneur des Sacrés Cœurs de Jésus et de Marie.
« Au premier, dit le P. Eudes, elle saluait le Cœur adorable de Jésus, le très doux Fils de Marie, et elle lui offrait le Cœur de la Bienheureuse Vierge, avec tout l'amour, la dévotion et les services qu'elle lui avait rendus pendant cette vie, le remerciant avec cela de toutes les grâces et privilèges dont il avait enrichi ce Cœur virginal.
« Au second Ave Maria, elle saluait le très doux Cœur de la Bienheureuse "Vierge, et lui offrait le Cœur de son Fils, la remerciant de tous les services qu'elle lui avait rendus et bénissant cet adorable Fils pour les grâces très abondantes dont il avait enrichi le sacré Cœur de sa très digne Mère.
« Au troisième Ave Maria, elle offrait son propre cœur à Jésus et à Marie en union des aimables Cœurs du Fils et de la Mère (i). »
Le Cardinal de Bcrulle n'a parlé qu'accidentellement du Cœur de Marie, mais il la fait en termes heureux.
(( Ce point, dit-il en parlant du séjour de Jésus dans le sein de Marie, est si tendre et si sensible, qu'il doit être plutôt célébré par le cœur que par la langue. Aussi es! ce un mystère de cœur, et la langue ne peut exprimer ces douceurs et ces