‹ La dévotion au cœur de MarieChapitre 25 sur 221 · Cœur admirable, I. 8, c · texte numérisé non relu

Cœur admirable, I. 8, c

LA DÉVOTION AVaM LE B. KUDIÎS 4f

tendresses. C'est un mystère de deux cœurs les plus nobles et les plus conjoints qui serontà jamais, ni en la terre, ni au ciel. Lors Jésus est vivant en Marie, et fait comme partie d'elle-même, et le Cœur de Jésus est tout proche du Cœur de Marie. Lors Marie est vivante en Jésus, et Jésus est son tout, el le Cœur de Marie est tout proche du Cœur de Jésus et lui influe la vie. Lors Jésus et Marie ne font, ce semble, qu'un vivant sur la terre. Le cœur de l'un ne vit et ne respire que par le cœur de l'autre. Ces deux cœurs si proches et si divins, et vivant ensemble d'une vie si haute, que ne sont-ils point l'un à l'autre ? et que ne font-i Is point l'un à l'autre ? Le seul amour le peut penser, et le seul amour divin et céleste ; mais le seul amour de Jésus même le le peut comprendre. C'est un secret que nous pouvons adorer, c'est un secret que nous devons révérer en la terre, mais qui nous est réservé dans le ciel.

« 0 Cœur de Jésus vivant en Marie et par Marie ! 0 Cœur de Marie vivant en Jésus et pour Jésus ! 0 liaison délicieuse de ces deux Cœurs ! Béni soit le Dieu d'amour et d'unité qui les unit ensemble ! Qu'il unisse nos cœurs à ces deux Cœurs, et qu'il fasse que ces cœurs vivent en unité en l'honneur de l'unité sacrée qui est dans les trois Personnes divines (1). »

Belles paroles, qui rappellent celles de saint François de Sales et qui expriment bien le but où tend la dévotion aux Sacrés Cœurs de Jésus et de Marie,

1. Œuvres de piété, n. XLV. art. 9. Cf. Cœur admirable, ), 8. ch. {.

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qui n'est autre que lunion de nos cœurs à ceux: de la Mère et du l'ils, el. par eux aux trois Personnes de la Sainte Trinité !

Le P. Poire, dans la Triple couronne, et le P. Suffreu, dans i Année chrétienne, ont reproduit, en en recommanilant l'usage, la salutation au Cœur de Marie enseignée par Notre-Seigneur à sainte Mechlilde.

Le P. de Barry a fuit davantage.

Dans sa Philagie, qui parut à Lyon en 1636, et qui fut souvent rééditée, il a consacré tout un chapitre à la dévotion au Cœur de Marie. Au point de vue doctrinal, ce chapitre ne présente aucun intérêt» mais il a une certaine importance au point de vue historique, parce qu'il nous permet de nous rendre un compte exact de l'état où se trouvait la dévotion au Cœur de Marie à l'époque du P. Eudes.

Le P. de Barry débute de la manière suivante :

« Quelques dévots de la Sainte Vierge, se prenant garde de la dévotion que quelques-uns avaient au Cœur de la Mère de Dieu, ont dédié à la fête de son Cœur le premier jour de Juin, soit pour donner à ce mois une fête de la Sainte Vierge, tous les autres mois de l'année se rencontrant honorés de quelqu'une de ses fêtes, excepté celui-ci ; soit pour donner vogue à cette sacrée dévotion du Cœur de la Mère de Dieu, eu égard aux grandes obligations que nous avons tous à ce cœur, le parangon des cœuis ; soit encore à l'occasion de la fête de la très sainte Trinité, qui se rencontre fort souvent les huit premiers jours de Juin, étant très certain que la très auguste Tri-

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