Migno, Œurres de iioiidon. t. 3. col. 9N
et les évêques d'Héliopolis et de Mélellopolis avaient appartenu à la pieuse société dont nous parlons. L'approbation, qu'ils donnèrent plus tard au P. Eudes, montre qu ils continuèrent à goûter la dé votion au Cœur de Marie. Quant à M. Boudon, nous verrons plus loin qu'il en fut toute sa vie lo^ zélé propagateur,
Uu autre membre de la société dirigée par le P. Bagot, Jean-Baptiste-Bernard Gonlier, devint prévôt de la sainte chapelle de Dijon. Il fonda dans cette ville un refuge pour les repenties et, à l'exemple du P. Eudes, il le dédia au Cœur de Marie « qui est vraiment, dit-il, l'asile des pauvres pécheresses, où elles peuvent se retirer avec confiance, vivre avec sûreté et mourir avec joie, puisque le charitable Cœur de cette bonne Mère ne souhaite rien avec plus d'ardeur que la conversion des âmes rachetées au prix du sang de son cher Fils, n
« El certes, conlinuc-l-il, c'est avec juste raison que les filles réfugiées sont dévouées à rendre hommage, culte et révérence au très saint Cœur de l'incomparable Marie, d'autant qu'elles ont besoin d'un cœur tel que le sien, très généreux pour les défendre et les fortifier, d un cœur tout virginal pour les conserver dans une inviolable pureté, d'un cœur très libéral et charitable pour les secourir, en un mot pour gagner le Cœur de Jésus-Christ et la bienveillance de ceux qui auront tant soit peu d'amour pour celte non jamais assez aimée Mère de Dieu (1). »