‹ La dévotion au cœur de MarieChapitre 58 sur 221 · VIII. DERNIERS TI5AVAUX DU P. EUDES E\ l'hONNI UR · texte numérisé non relu

VIII. DERNIERS TI5AVAUX DU P. EUDES E\ l'hONNI UR

DU COEl^n DE MARIE

Le livre du Cœur admir;ible. — Le lestament du Bienheureux. Son a Magnificat » en l'honneur des Sacrés Cœurs. — Sa béatification.

Le livre de la Dévotion au très saint Cœur de la Bienheureuse Vierge n'était qu'un opuscule depropagande. Il suffîsait au but pour lequel il avait été composé ; mais il restait à écrire un livre de fond, oij la dévotion au Cœur de Marie fût exposée avec toute l'ampleur que comporte un pareil sujet. Malgré les travaux de toutes sortes dont il était surchargé, le P. Eudes se décida de bonne heure à entreprendre la composition d'un ouvrage, dont, plus que tout autre, il comprenait l'importance. Il y voyait d'ailleurs un moyen de s'acquitter dans la mesure du possible de la dette de reconnaissance dont il se proclamait redevable au Cœur de Marie.

(( Oui, oui, s'écrie-t il dans la Conclusion du livre, le très bon et très bénin Cœur de la Mère de mon Jésus m'est une source immense de toutes sortes de biens, de grâces et de faveurs inconcevables. C'est ce que je dois et ce que je veux publier hautement et partout, et c'est ce qui m'oblige de mettre au jour ce petit ouvrage, afin d'exciter et d'animer ceux qui prendront la peine de le lire, à louer, bénir et glorifier avec moi ce très digne Cœur comme le plus saint, le plus noble, le plus libéral, le plus royal,

le plus magnifique cl le plus aimable de lous les cœurs après le Cœur de Jésus (l). »

Dès 1652, le livre était sur le métier, el, en rééditant son opuscule sur la Dévotion au Cœur de Marie, le Bienheureux faisait part de cette bonne nouvelle à ses lecteurs.

« Si vous aimez vérilablcment, disait-il. le tout aimable Cœur de la Mère de belle dilection, vous serez bien aise de savoir que ce qui en est écrit ci-après nest qu'un échantillon d'une j)lus grande pièce et une petite partie d'un livre beaucoup plus ample que celui-ci, que jai commencé depuis quelque temps et que j'ai grand désir d'achever s'il plaîlà Dieu (2). d

En même temps que le livre annoncé, le P. Fudes en composait un autre sur l'Enfance admirable de la très Sainte Mère de Dieu. 11 le publia en J076. Dans la Conclusion, il faisait allusion à son grand ouvrage sur le Cœur de Marie, et s'adressant à la Très Sainte Vierge, il la priait de lui obtenir la grâce de le conduire à bonne fin. « Si ce petit ouvrage vous est agréable, ô Reine de mon cœur, lui disait-il, faites en sorte, s'il vous plaît, auprès de votre Fils, qu'il me fasse la grâce d'en achever un autre, que j'ai commencé, sur le sujet de votre très aimable Cœur, afin que je consomme le peu qui me reste xle vie dans les louanges du Cœur admirable de ma très aimable Mère, des bontés duquel j ai reçu des faveurs innombrables. »

i. Œuvres complètes, VIM, p. 357.

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