Migne, 1 c, col
lOG KTUUK HISTORIQUE
C'est dans cette union que je vous écris, Monsieur^ le 15 février, jour de l'octave de la fcte du très doux et très miséricordieux Cœur de la Mère de Dieu, notre bonne mère. Oui, en vérité, ce me serait une faveur inestimable d'être dans l'opprobre pour sa gloire. J'ai eu llionneiir d'être raillé à ce sujet, il y a longtemps : on a même fait une impression de l'oblalion que j'ai faite de l'arcliidiaconé d'Evreux à son très saint Cœur ; pour me rendre ridicule, l'on en a fait des plaisanteries parmi les savants ; et enfin i'en ai passé pour fou : Nos staUipropter Mariam (1). »-
Dans ses lettres, M. Boudon revient sou^ent sur la dévotion au Cœur de Marie.
Dans l'une d'elles, datée du 12 octobre 1701 et adressée à M. Thomas, il célèbre l'union du Cœur de Marie au Cœur de Jésus.
« Dieu seul, dit-il. Dieu seul en trois personnes et toujours Dieu seul dans l'union sainte de notre borr Sauveur Jésus-Christ, le Sauveur de tous le» hommes. Oh I bienheureuse union, Monsieur, la source de tant de bonheurs et de toutes les grandeurs des saints ! Oh ! qu'il fait bon vivre et mourir dans cette sainte union 1 La bienheureuse Vierge est 1 incomparable et l admirable dans toutes ses prérogatives et excellences ; mais c'est parce que, entie toutes les créatures, il n'y en a pas eu de si unie à notre bon Sauveur Jésus-Christ. C'est ce qui l'a élevée à des grandeurs inciYables, qui doivent nous donner bien de la joie, devant prendre une
{. Migne, 1. c, col. 1236.
LA DÉVOTION APRÈS LE B. F.llOF.S iQT
part toute singulière à tout ce qui la regarde. G'est^ dans l'union de ce Cœur infiniment aimant que ce Cœur charitable a puisé tout l'amour, toute la bontétoute la miséricorde d'une mère, la meilleure des mères qui furent jamais, à l'égard des hommes. Oh ! qu'il fait bon vivre sous sa protection maternelle et qu'il fait bon y mourir (i). »
D'autres fois, Boudon termine ses lettres par des^ formules du genre de celle-ci :
« Je demeure avec beaucoup de respect et de reconnaissance dans les Sacrés Cœurs de Jésus et de Marie etc. (2). »
« C'est dans son Cœur (le Cœur de Jésus) et celui de sa très sainte Mère que je suis avec bien du respect etc. (3). »
Voici une formule un peu plus longue où l'on retrouve les idées que, d'ordinaire, le pieux écrivain exprimait au début de ses lettres :
(( Dieu seul, Dieu seul en trois personnes et toujours Dieu seul dans l'union sainte du Sacré Cœur de notre bon Sauveur Jésus-Christ, le Sauveur de tous les hommes, et du béni Cœur de son immaculée Mère Vierge ; c'est dans ces Sacrés Cœurs que je suis dans un profond respect, etc. (V). •>
Ujie autre fois le pieux écrivain datait sa lettre de la manière suivante :
» A Evreux, ce 12 février, dans l'octave de la
i. Migne, 1. c. col. 1309.