M igné. I. c, col. 13S
<lon, qui se sentait vieillir, rédigeait une sorte de testament dans lequel il demandait à être inhumé dans la chapelle du séminaire d'Evreux, et, à lire cette pièce, il semble que ce qui détermina le choix du pieux archidiacre, ce fut la dévotion toute spéciale des enfants du P. Eudes au Cœur de Marie.
« Nous Henri-Marie Boudon, ci-devant archidiacre d'Evreux, disait le saint vieillard, déclarons que notre dernière résolution... est dêtre enterré chez Messieurs du Séminaire du précieux Cœur de rimmaculée Vierge Marie, Mère de Dieu, à lentrée <lc leur église, sous le marchepied de pierre (1). »
Dans la suite, Boudon revint sur sa décision. Sur les instances du chapitre d'Evreux, il finit par consentir à être inhumé dans la cathédrale ; mais il voulut que son cœur fût déposé dans la chapelle du séminaire, où les Eudistes le conservèrent précieusement jusqu'à la révolution de 1789 (2).
Pendant que M. Boudon unissait ses efforts à ceux des enfants du P. Eudes pour propager en Normandie la dévotion au Cœur de Marie et la dévotion au Cœur de Jésus, qu'il ne séparait pas lune de l'autre, le P. Huby, jésuite, travaillait à les répandre en Bretagne.
Son biographe ne nous dit pas où il avait puisé sa dévotion aux Sacrés Cœurs, mais les relations qu'il eut à Vannes avec les religieuses de Notre-Dame de Charité nous permettent d'affirmer qu'il connut