‹ La dévotion au cœur de MarieChapitre 70 sur 221 · Coslil, Annales, II, p · texte numérisé non relu

Coslil, Annales, II, p

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l'aposlolal du P. Eudes et qu'il fut à même d'en faire son profil (I ).

Le saint religieux s'efforçait de vivre dans une union étroite avec les Sacrés Cœurs.

»( Sa dévotion au Cœur de .Tésus et au Cœur de ^larie, dit le P. Champion, était fondée sur des vues sublimes. Il les regardait comme les deux parfaits modèles de lu vie intérieure. Les admirables dispositions qu'il Y remarquait le charmaient et l'inslruisaicnl également. H y trouvait toutes les vertus dans leur plus éminent degré et il allait y puiser ce pur amour qu'il désiiait avec tant de passion. Jamais son cœur ne s'embrasait davantage, ni n'était plus comblé de délices que quand il l'exposait aux divines influences du Cœur de Jésus et de celui de Marie (2). »

Le P. lluby distribuait des médailles à l'effigie des Sacrés Cœurs et apprenait aux fidèles à s'en servir pour témoigner leur amour à Jésus et à Marie.

(( La sixième invention de son zèle, dit le P. Champion, est une nouvelle manière d'honorer les Sacrés Cœurs de Jésus et de Marie par des médailles qui les représentent et qui sont mystérieuses. Les figures et les paroles qui y sont empreintes expriment divers points de perfection. 11 en a expliqué les my.stèresdansun i)clil livre qu'il a donné au public. Il a enseigné une espèce de chapelet, qu'il nomme le chapelet du conir. H consiste à regarder amoureuse-

i. Orv. OrJffi/iP.s, p. i'M». Voir (•i;»'<^'""'"' P- -420-421. 2. Vie lin I'. lluhy, récililoe par le II. I*. Walriganl, Lille, d8«0, p. 7-4.

LA DÉVOTIOK APRÈS LE B. EUDF.S 177

«lent Oïl à baiser, ou à serrer contre son coîur la médaille du Cœur de Jésus ou du Cœur de Marie

autant de fois qu'il y a de grains dans un chapelet, ce qu'on fait posément et sans dire ni Pater, ni Ave, ni aucune prière vocale, sinon peut-être quelques mots de tendresse que l'affection du cœur sug gère (1). »

La bienheureuse Murgiievlte-Marie est surtout connue par le rôle qu'elle a joué dans l'établissement du culte du Cœur de Jésus. Mais pour elle, comme pour le P. Eudes et toute la tradition catholique, la dévotion au Cœur de Jésus et la dévotion au Cœur de Marie ne vont point l'une sans l'autre.

Nous croyons que, lorqu'elle entra au couvent de Paray le-Monial, on y célébrait la fête du Cœur de Marie, et nous avons vu plus haut qu'elle a daté de cette fête une vision où elle aperçut son cœur allant s'unir aux Cœurs Sacrés de Jésus et de Marie. Nous avons signalé le rapport frappant qui existe entre cette vision et la collecte de la messe composée par le P. Eudes (2). La Bienheureuse avait entre les mains le livre du saint missionnaire sur la Dévotion au Cœur <le Marie, car un jour elle prescrivit à ses novices la récitation de VAve, Maria, Filia Dei Patris Çà) ei ce n'est qvie dans le livre du Bienheureux que les Visi-

i. Vie du P. Hubij. p. 73.

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