II. I.F.S F.NSEK.NEMKNTS DES PKRES
Sainl Augustin. — Saint Léon. — S;!int.rcanD;imascène. — Saint Anselme. — Saint Bernard. — Hiclinril de Saint-Laurent. — Saint Bonavenlure.
Les enseignemenls des Pères et des écrivains ecclésiasliques vinrent se joindre aux données de la sainle Ecriture pour aider les lidèles à se former du Cœur de Marie une idée de plus en plus complète.
C'est ainsi que sainl Augustin (430), s'appuyant sur une parole du divin Maître, qui déckire la fidélité à écouler et à mettre en pratique la parole de Dieu préférable à la maternité divine, fait observer que celle-ci n'aurait servi de rien à Marie, si elle n'avait eu le bonheur de concevoir et de porter Jésus dans son Cœur avant de le porter dans son sein. Materna propinqaitas nihil Maria", profuissei, nisifelicius Chrislum corde quain carne geslasset (2).
Saint Léon (461) reprend la même pensée et l'exprime en termes presque identiques, lorsqu'il dit que Marie conçut le Verbe Incarné dans son Cœur avant de le concevoir dans son sein : Prias concepit mente quam corpore (3).
Sainl Jean Damascène (760) célèbre la pureté et la sainteté du Cœur de Marie. « Votre Cœur, dit-il