‹ La dévotion au cœur de MarieChapitre 73 sur 221 · Cité par Leticrce, Ehide sur le Sacré-Cœur, II, p · texte numérisé non relu

Cité par Leticrce, Ehide sur le Sacré-Cœur, II, p

182 ÉTUDK HISTOHIQUE

âmes extrêmement pures et que celui de Marie purifie, parles grâces qu'elle leur obtient, celles qui ne le sont pas, et les met en état d'èlre reçues dans le Cœur de Jésus (i). »

Dans les Entreliens de Théotune et de Philothée du P. Boazonié, on trouve une méditation sur le Cœur de Marie. Elle est divisée en trois points qui ont pour sujet, le premier la contemplation du Cœur de Marie, le second son ardente charité, et le troisième sa profonde humilité. En certains endroits, on croitenlendre un échodesenseignementsduP. Eudes.

(( Entrons, dit le pieux écrivain, entrons avec respect dans le Sacré Cceur de Marie, le sanctuaire de la divinité, le temple du Saint-Esprit, l'image la plus ressemblante du Cœur de Jésus, le second chefd'œuvre de la puissance de Dieu, et voyons-y le premier exercice de sa vie intérieure... L'i'vangéliste nous apprend que Marie méditait toutes les divines paroles dans son Cœur... Elle a porté la parole du Père dans son sein et elle ne cesse de la concevoir dans son Cœur... »

Et dans le second point :

« 0 Cœur de Marie, fournaise de la divine charité, qui pourrait exprimer ou comprendre l'activité de cet amour (son amour pour Dieu ) ? Qui pourrait démêler les pures intentions, les fortes impressions, les ardents mouvements de ce Cœur .^.. Ce Cœur était parfaiLemonl soumis à Dieu et son exercice ordinaire était de l'iiimer. de s'offrir à lui et de lui rendre ses

j. I) roi ion au Sacvi'-Cœur, 2 part., ch. 4, § .5.

hommages... La connaissance qu'elle avait de Dieu, les grands bienfaits qu'elle en avait reçus, l'amour de son Fils pour elle, la ressemblance de cette divine Mère avec son Fils, tout allumait dans son Cœur un amour extraordinaire. Son Fils lavait fait descendre de David, mais le plus beau trône de Jésus était le Cœur de Marie ; le temple de Salomon a été détruit, mais on n'y offrit jamais un si doux encens ni des victimes si pures que Marie en offre dans son Cœur (1)... »

Le P. Lelierce cite du P. Jacques Nouet la prière suivante qui est vraiment bien belle :

« Je vous bénis, ô très Sainte Yierge, de ce qu'étant Mère de Dieu, vous ne dédaignez pas de prendre soin des pécheurs et de les chérir comme vos enfants. C'est ce qui me donne l'assurance de me jeter à vos pieds pour vous conjurer de me tenir lieu de mère et d'étendre sur moi les effets de votre miséricorde. Vous avez donné à votre Fils un cœur plein de tendresse pour procurer mon salut, donnez-m'en un plein de respect et damour pour le servir , ou plutôt prenez le mien et donnez-moi le vôtre avec le sien, afin que je l'aime désormais de votre Cceur, et que je vous aime du Cœur de vôtre Fils, car le mien n'est pas digne de vous aimer ni l'un ni l'autre. (2) »

Les auteurs dont nous venons de parler ne se sont occupés qu'incidemment du Cœur de Marie.

Page 1