PREMIERE PARTIE
tement seront traitées en leur lieu et place. Qu'il nous suffise, pour le reste, de renvoyer aux vies de la Bienheureuse ou aux traités de théologie 1.
1. Vies de la Bienheureuse Marguerite-Marie. — L'année même qui suivit la mort de Marguerite -Marie, le P. Croiset publia, avec son livre de La dévotion au Sacré-Cœur de N. S. Jésus-Christ, Lyon. 1691, un Abrégé 'de la vie d'une religieuse de la Visitation Sainte-Marie, de laquelle Dieu s'est servi pour rétablissement de la dévotion au Sacré-Cœur de Jésus-Christ, décédée en odeur de sainteté le 11 octobre de Vannée 1690. Il y dnnoBit de larges extraits des écrits de la Bienheureuse, et notamment des lettres adressées à lui-même. Dans les rééditions subséquentes, le nom de sœur Marguerite- Marie Alacoque fut mis en toutes lettres, lu' Abrégé a été réédité avec le livre, en 1895, à Montreuil-sur-Mer, par le P. de Franciosi, d'après l'édition de Lyon 1694. Je cite d'après la réédition.
En 1729. Mgr Languet, alors évêque de Soissons, publiait, après de longs retards, son œuvre monumentale : La vie de la Vénérable Mère Marguerite-Marie, religieuse de la Visitation Sainte-Marie. 11 connaissait les contemporaines, il travaillait sur leurs mémoires, il recevait communication de toutes les pièces. Aussi cette vie a-t-elle été la source principale jusqu'à la publication des Visitandines de Paray, 1867. M. l'abbé Gauthey. aujourd'hui évêque de Nevers, en a donné en 1890, Paris, une édition in-4°, conforme à l'édition princeps, avec notes, éclaircissements, continuation.
Depuis 1867, nous avons mieux encore. Ce sont les deux volumes publiés par la Visitation de Paray en 1867, et réédités en 1876, avec quelques documents nouveaux (le testament, t. i, note D. les lettres 12 et 100, un billet pieux, t. il, avis 47) sous le titre Vie et Œuvres de la Bienheureuse Marguerite-Marie Alacoque, Paris 2 in-8°. Le t. n contient les écrits. Le t. Ier comprend comme pièce principale la Vie inédite, rédigée par deux anciennes novices de la Bienheureuse, d'après leurs souvenirs et ceux des autres sœurs. Elles y ont utilisé, en outre, et largement cité les écrits de la Bienheureuse, les mémoires de ses deux supérieures la Mère de Saumaise et la Mère Greyfié, V Abrégé du P. Croiset. etc. La Mère Greyfié, à qui elle fut communiquée en 1714, la trouva conforme à la vérité, ne regrettant que d'y tenir tant de place. C'est ce mémoire qui servit de fond à Mgr Languet. Nous le citerons sous le titre : Contempor aines. On trouve encore dans le même volume : la procédure de 1 7 1 ô : h> mémoire de Chrysostome Alacoque, frère de la Bienheureuse : quelques autres pièces de moindre importance.