Contemporaines, dans Vie et Œuvres, t. 1, p
2. Risguarda un poco e vedi Mio cor tuo cor desia. Com' io sto per amore. -Mi fai d'amor languire. Ho trapassato il core Frettati a me venire, Con una lanza... Dammi il core.
Cité par le P. Henri, p. 41. On continua de chanter ces strophes ou d'autres semblables, et comme de saint François. La B. Baptiste Varani raconte ce trait charmant : « Le second vendredi qui suivit notre entrée dans le monastère, j'étais avecsœur Constance, elle filant au coin du feu et moi cousant, lorsqu'elle se prit à chanter ce cantique de notre père saint François : Anima benedetta de IV alto Creator e. Je lui donnais la réplique, et, après avoir écouté la première strophe, je chantais la seconde. Quand elle vint à ces paroles : Risguarda quelle mani, Risguarda- quelli piedi, Risguarda quello lato, je ne pus aller plus loin. La parole mourut sur mes lèvres et je tombai évanouie dans les bras de la sœur. » Comtesse de Rambuteau, La B. Varani, Paris, 1906, p. 85.
s'y cache L. » ( 52) «Il a donné pour toi son cœur sur la croix ; et c'est pour cela qu'il a voulu que son côté fût ouvert. »(52) « En se retirant dans les profondeurs de la pierre, la colombe se met à couvert des poursuites de l'oiseau ravisseur ; en même temps, elle se ménage une demeure tranquille, où elle repose doucement, où elle roucoule en paix. Et l'âme religieuse trouvera dans le cœur de Jésus, avec un asile assuré contre toutes les machinations de Satan, une délicieuse retraite. Ne restons donc pas à l'entrée de la grotte, allons au plus profond. A l'entrée de la grotte, aux lèvres de la plaie, nous trouvons, il est vrai, le sang qui nous a rachetés... Mais là ne doit pas s'arrêter l'âme religieuse... Qu'elle aille jusqu'à la source de laquelle il découle, au plus intime du cœur de Jésus. Là elle trouvera la lumière, les consolations, la paix, des délices ineffables. Et dans le creux le plus profond de la pierre, soyez comme la colombe qui bâtit son nid... Avec quoi construirons-nous notre demeure dans le cœur de Jésus? » (56-57) « Il y a deux choses à considérer dans le Christ, qui nous tirent des larmes : l'amour dans son cœur, la douleur dans son corps... L'autel d'or, c'est la charité dans le cœur du Christ.»2 (G2) Tous ces textes, par malheur, ne peuvent être donnés comme de saint Antoine. Mais ils nous ouvrent à coup sûr des jours sur la dévotion franciscaine au cœur de Jésus, et sur la façon dont ils la prêchaient 3.
1. Ces citations et les suivantes sont empruntées au P. Henri de Grèzes. 1. c. page 52-62.