‹ La dévotion au Sacré-Cœur de Jésus (volume 2)Chapitre 129 sur 215 · Ibid. 1. 2, c. 21, n. 2, p. 197 ; Franciosi, 1. c · texte numérisé non relu

Ibid. 1. 2, c. 21, n. 2, p. 197 ; Franciosi, 1. c

LA DÉVOTION AU XVIIe SIÈCLE 283

dit : « Approche, et touche la blessure de mon côté. Je m'approchai et je la touchai, et aussitôt je sentis comme des rayons enflammés d'amour divin qui sortaient du cœur de Notre-Seigneur par la blessure : ils venaient jusqu'à mon cœur, et l'embrasaient d'amour pour lui \ »

En février 1622, elle vit Notre-Seigneur comme au ciel, et de sa poitrine comme une échelle qui descendait en s'élargissant vers la terre. « Les Anges, dit-elle, me conduisirent au bas de l'échelle, et je me mis à monter... jusqu'à ce que je fusse arrivée... là où l'échelle s'appuyait à sa poitrine. Il m'introduisit... dans le sanctuaire secret de sa divine poitrine... Là, je vis le mystère de la sainte Trinité, autant que j'en étais capable 2. » A elle aussi, il voulut, le 18 juillet 1612, faire don de son propre cœur, afin de la rendre parfaitement conforme à ce cœur divin 3. Enfin, un jour de décembre 1618, il lui donna « la clef de son cœur et de sa volonté », pour lui signifier que désormais elle n'avait qu'à exprimer un désir : « Pourvu que la chose fût expédiente, il lui accorderait tout aussitôt et volontiers l. » N'avons-nous pas là ou peu s'en faut, les principaux éléments d'un traité de dévotion au Sacré-Cœur, théorie et pratique? Marine d'Escobar mérite une place à part parmi les précurseurs de la B. Marguerite-Marie.

A côté d'elle, on peut mentionner une autre^ mystique espagnole beaucoup plus contestée, la V. Marie d'Agréda (1602-1665). Elle a d'ailleurs peu

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