‹ La dévotion au Sacré-Cœur de Jésus (volume 2)Chapitre 130 sur 215 · Ibid. 1. 6, c. 9, n. 2, p. 626 ; Franciosi, col · texte numérisé non relu

Ibid. 1. 6, c. 9, n. 2, p. 626 ; Franciosi, col

de chose sur le cœur de Jésus, et ce qu'elle en dit n'est que la répétition de ce que nous trouvons partout : l'ouverture du côté fait jaillir du cœur divin les sources fécondes de la grâce ; elle nous montre l'amour de ce cœur, et invite les âmes à entrer « pour goûter cet amour en le puisant à sa propre source » et pour y chercher refuge. 1

Dans les Pays-Bas, un homme d'Etat Belge, qui, au milieu des occupations importantes auxquelles l'appela la confiance de Philippe II, trouva le temps d'écrire des livres de piété, Nicolas de Montmorency (1556 environ à 1617). publiait, à Anvers.en 1616, un Diurnale pietatis, en 2 volumes, où il y a nombre de prières ou affections très pieuses, empruntées souvent à des auteurs dont le nom est indiqué en marge. Parmi ces affections ou prières, plusieurs s'adressent au Sacré-Cœur. En voici un bel échantillon : c'est une « salutation et prière du matin au cœur de Jésus » :

« Je loue, je bénis, je glorifie et salue votre très doux et très bénin cœur, ô Jésus-Christ, mon fidèle ami, vous rendant grâces pour la fidèle garde dont vous m'avez entouré pendant cette nuit, et pour la paternelle et immense bonté avec laquelle, parmi tant d'autres, vous me supportez encore et me conservez, moi, le plus misérable de tous les pécheurs, et même me visitez quelquefois par l'inspiration de votre grâce. Et maintenant, je vous en prie, ô unique ami, par la vertu de votre divin cœur, purifiez-moi, votre suppliant, de toute souillure, daignez aussi me garder miséricordieusement de tout danger, et m'accorder la grâce

1. La cité mystique de Dieu, 2e partie. 1. 6, c. 24, n. 1440 et 1451. Traduction Croset ; Franciosi. col. 412.

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