‹ La dévotion au Sacré-Cœur de Jésus (volume 2)Chapitre 139 sur 215 · Ibid. 3e partie, 5e traité, p. 262 ; Franciosi · texte numérisé non relu

Ibid. 3e partie, 5e traité, p. 262 ; Franciosi

5. Ibid. 3e partie, 8e traité, p. 493 et 496 ; Franciosi, 384.-

beau cœur. En effet, il lui sembla que son cœur s'en étant approché, il se fit un mélange des deux cœurs, de même que si ce n'en eût été qu'un *. »

Mais parmi ces amantes du Sacré-Cœur, il faut faire une place spéciale à la Vénérable Mère Marie de l'Incarnation, Ursuline, morte à Québec en 1672. Bossuet l'a nommée la Thérèse du Nouveau-monde, et l'Église sans doute ne tardera pas à l'élever sur les autels. Marie de l'Incarnation fut une grande dévote du Sacré-Cœur, et l'éditeur de ses lettres a raison de signaler cette « dévotion pratique de tous les jours pendant les quarante dernières années de sa vie » comme un des traits caractéristiques de sa spiritualité 2.

Elle en parle à tout instant. Elle met souvent en tête de ses lettres un « salut très humble dans le sacré cœur de notre bon Jésus », ou une formule analogue 3.

Elle écrit à une de ses sœurs, le 11 octobre 1649 : « Vous m'êtes chère comme moi-même ; pour cette raison, je voudrais vous pouvoir placer dans le cœur de notre très aimable Jésus. C'est dans se sacré sanctuaire que je vous visite et que je vous vois chaque jour. Visitez-y moi de votre part afin que nous puissions nous conjouir de ce qu'il est si plein d'amour que de souffrir que nous en approchions. Je vous suis toute en lui 4. »

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