Ibid. Œuvres diverses, t. 2, p
3. Ibid. Œuvres diverses, t. 2, p. 42. Les textes ont été recueillis par Franciosi, col. 371-373.
4. Voir surtout Franciosi, col. 398-410, et Letierce, t. 1, p. 22-35 ; cf. Bougaud, op. cit. c. 8, p. 190 sq. ; A. Harnon, 1. c. 138-140. Les volumes de V Année sainte des Religieuses de la Visitation, Annecy, 1867 sq. sont la source principale.
Marie, elle ne donnerait point de marques » de sa propre douleur ni de sa joie l. Mère Anne de Beaumont, f 1656, sentait, dans une de ses solitudes, son âme « cachée par l'amour dans le cœur » de son Jésus 2. Sœur Marie Collet, f 1664, reposa un jour longuement sur le cœur de Notre-Seigneur 3. Sœur Claude Garnier, | 1667, apprit de Notre- Seigneur « que la demeure des âmes anéanties est le cœur de Jésus, et qu'il les chérit comme la prunelle de ses yeux 4. » Mère Anne Rosset, f 1667, se trouva un jour « les lèvres collées sur la plaie du sacré côté avec un tel transport de son cœur dans le cœur de Jésus qu'elle tomba en défaillance... Il me semblait, dit-elle, que ce divin cœur disait au mien chétif : « Nous ne nous séparerons jamais, nous nous aimerons éternellement cœur à cœur 5. » C'était en 1614. « Elle fut, disent les anciens mémoires, la première fille de la Visitation à qui le divin Maître découvrit les trésors de son cœur adorable. »
La Mère Marie-Constance de Bressand, f 1668, écrit : « Considérant un jour Notre-Seigneur sur la croix, il me fut dit que son côté était ouvert afin de nous montrer son amour et à dessein de recevoir tous nos cœurs dans le sien. J'y voulus aussi jeter le mien ; mais cette grâce me fut refusée à cause de mon indignité. Toutefois je compris que ce refus
1. Vie de plusieurs Supérieures de la Visitation, Annecy, 1693, p. 369 ; dans Franciosi, col. 399.