Mémoire, dans Vie, et Œuvres, t. n. p. 327-328 (381-3S
gneur va d'ailleurs généraliser lui-même et préciser encore.
La grande apparition (dans l'octave du Saint-Sacrement, 1675).
« Voilà ce Cœur qui a tant aimé les hommes. » Une fête de réparation. Le P. de (a Colombière.
Nous arrivons à ce qu'on peut appeler la grande apparition parmi les grandes apparitions. Le P. de la Colombière, qui y était intéressé, en eut connaissance dès les premiers jours qui suivirent l'événement, et en fit écrire le récit par la Bienheureuse. C'est ce récit qui, transcrit par lui dans sa retraite de Londres, février 1677, fut publié avec le journal de ses retraites spirituelles, et livra au public le secret des apparitions, sans désigner d'ailleurs aux non-initiés ni le monastère, ni la voyante. C'est ce même récit qu'on retrouve avec quelques légères variantes dans le Mémoire autographe, transcrit, sans doute, par la Bienheureuse sur l'imprimé du P. de la Colombière.
Elle eut lieu dans l'octave du Saint-Sacrement. L'année n'est pas indiquée. Mais comme le P. de la Colombière était à Paray, ce ne peut être qu'en 1675 ou 1676. Tout indique 1675, date donnée par les contemporaines l. Comme d'ailleurs on peut croire, sans raison décisive cependant, qu'elle eut lieu le dimanche, on peut la dater, comme on fait souvent, du 16 juin 1675. Voici le récit, tel qu'il est dans le Mémoire autographe.