Mon cœur est prêt, mon Dieu. Psaumes
conversation avec le cœur de Jésus ; demandes à lui faire pour soi ou pour autrui ; louanges à ce cœur ; ses fonctions : lumière de sagesse, feu d'amour ; prières et obsécrations 1 à ce cœur aimant, à ce cœur soutirant, à ce cœur heureux ; vertus du cœur de Jésus à étudier, à demander ; ce que nous devons au cœur de Jésus ; psaume doxologique au cœur de Jésus; des contemplations (ou plutôt des points de contemplation) sur le Sacré-Cœur, image de la Trinité, siège de la divinité, ciel, fournaise, soleil, paradis, source, ruche à miel, banquet, etc.; enfin une petit chapelet aux plaies du Christ, tout dans l'esprit de la dévotion au Sacré-Cœur. On a joint au petit volume, dans les nouvelles éditions, une belle prière à la blessure du côté et du cœur, tirée d'un autre écrit du même auteur 2.
Aucun livre jusque-là n'avait tant et si directement parlé du cœur de Jésus, aucun n'avait ouvert tant de perspectives à la dévotion. Et depuis, parmi tant de manuels, il n'en est peutêtre pas encore de plus pratique, de plus riche, de plus suggestif.
Le P.Jean Paullinus (1604-1671), dans ses Pia
1. T! y a obsrrvationes dan< Les éditions de 187-5 et de 1885. Il faut, je crois, obsecrationes.
2. Le petit opuscule n'est pas dans la collection des œuvres du P. Druzbicki. La première édition, devenue très rare, contenait, avec les exercices de dévotion au Sacré-Cœur, des exercices de dévotion envers la sainte Trinité, ce qui explique le titre complet : Meta cordium cor Jesu et sanctissima Trinitas. Ce qui regarde le Sacré-Cœur fut réédité à Léopol en 1875, par le P. Stojalowski; et, en 1885, à Angers, par le P. Xavier Pouplard (désigné par les seules initiales). M. A. Hamon en a publié une traduction française à Paris, enl 907. sous le titre : Le Cœur de Jésus, idéal des cœurs, présenté à l'amour de tous. xvi-66 pages in-24°.
cum Jesu vulnerato colïoquia, a un colloque, le 21e, plein d'admirables élans sur le Sacré-Cœur. Le titre même est significatif : Du cœur aimable de Jésus blessé. En tête, le mot de l'Écriture : Votre serviteur a trouvé son cœur. Puis les quatre vers qui suivent :
O dulce. forte, grande eor ! O cœur doux, et fort, et grand, O cordium corona ! O couronne des cœurs,
Da, quseso, Christe, da mihi, Donnez-moi, je vous prie, ô Christ, Cor hoc habere cordi. D'avoir ce cœur en mon cœur 1.
C'est l'idée générale du colloque. En voici quelques extraits : « Voici, ô Jésus blessé, que votre serviteur vous parle cœur à cœur. C'est son cœur qui parle au vôtre ; c'est de votre cœur qu'il vous parle et du sien... Votre cœur est le sanctuaire de l'adorable Trinité : il est sacrosaint ; le mien est un réceptacle dïniquité... Votre cœur est le siège de la sagesse ; le mien est un trou sombre de folie. Votre cœur est une source de grâce et de vertu ; le mien, une mare de souillures et de vices. Dans le vôtre règne la charité : dans le mien domine la corruption. Dans le vôtre brûle la flamme de la dévotion ; dans le mien, c'est le froid glacial de la torpeur. Dans le vôtre repose la paix continue ; dans le mien s'agite le trouble continuel et l'angoisse. Le vôtre est toujours ouvert du côté du ciel, fermé du côté de la terre ; le mien s'ouvre pour la terre, il se ferme pour le ciel. Le vôtre retentit des louanges divines ; le mien ne résonne que des bruits importuns des soucis. Le vôtre est toujours fixé en Dieu ; le mien m'abandonne sans cesse, il fuit et s'égare... Que faire, Seigneur ? Le chercher? Mais souvent, je le cherche en vain. Il est caché dans la boue terrestre... Je me suis donc dit que