‹ La dévotion au Sacré-Cœur de Jésus (volume 2)Chapitre 165 sur 215 · Le P. Eudes, p · texte numérisé non relu

Le P. Eudes, p

dans quelques groupes choisis, toujours sous l'influence et la parole ardente du P. Eudes. Malgré les obstacles de toute sorte et les calomnies, beaucoup d'évêques établirent la fête ; le livre recevait des approbations, les églises se bâtissaient, les confréries se multipliaient, 1650-1668 l. Tout cela se faisait en dehors de Rome ; mais Rome tolérait alors ces initiatives épiscopales. En 1668, on obtint une approbation du cardinal de Vendôme, légat a latere. Il est vrai que Rome, en 1669, refusait la sienne 2. Mais le culte n'en continuait pas moins de se répandre en France.

Il reçut, à partir de 1670, un développement intérieur considérable. Jusque-là, le P. Eudes n'avait proposé qu'une fête, n'avait composé qu'un office. Le cœur de Jésus y était honoré dans et avec le cœur de Marie, et l'office mentionnait souvent le cœur de Jésus. A partir de 1660, environ, ces mentions du cœur de Jésus tiennent moins de place, et l'office est plus exclusivement celui du cœur de Marie. Le P. Eudes, sans doute, pensait dès lors à fêter à part et par un office spécial le cœur de Jésus. En 1670, il recevait l'approbation des théologiens pour la messe et l'office du Cœur adorable de Jésus 3. La même année, les évêques

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