Voir Letierce, t. n, p. 90 et suiv. Hamon, 1. c
2. Letierce, Etude, 1. 1, p. 119-121. Franciosi, 522-525. En fait, l'éloge ne porte guère, la notion du cœur telle que la donne Simon Gourdan restant très vague : il voit le coeur métaphorique, plus que le cœur symbolique.
Sacrement y étaient préparées par le P. Eudes, comme aussi certains couvents de Bénédictines ou d'Ursulines ; les Chartreuses l'étaient par les mystiques de leur ordre.
Ce sont peut-être les Chartreux qui les premiers ont adopté quasi officiellement la nouvelle dévotion. Vers 1692, des Moniales de cet ordre demandaient à leur Supérieur général, dom Innocent Le Masson, si elles pouvaient adopter les pratiques proposées dans un petit livre de la dévotion au Sacré-Cœur : le rendez-vous quotidien dans ce divin cœur, des prières spéciales, une consécration, une amende honorable, une sorte de fête réparatrice en l'honneur du Sacré-Cœur le vendredi après l'octave du Saint-Sacrement. Et elles lui envoyaient le livre. C'était, semble-t-il, le livret de Dijon, celui de Sœur Joly. Dom Le Masson répondit : « Je ne consens pas seulement... Je vous y exhorte. » Et il voulut écrire lui-même un Exercice de dévotion au Sacré- Cœur pour les religieuses Chartreuses, qui parut en 1694 \
Dans cette première diffusion de la dévotion, on aimerait à distinguer les influences de Marguerite-Marie et celles du P. Eudes, à voir du moins comment elles s'unissent et se fondent. Nous ne pouvons que recueillir ici quelques indications 2. En 1693, une lettre du P. Croiset nous montre des Bénédictines, les Dames de Saint-Pierre à Lyon, retrouver, pour ainsi dire, dans la dévotion qu'on
1. Voir dom Boutrais, Mois du Sacré-Cœur de Jésus, 4e édition, Montreuil, 1886, préface, p. 12 et suivantes. Dora Boutrais ne dit pas ses sources ; je suppose qu'il traduit la pensée de dom Le Masson, plutôt qu'il ne donne le texte même.