‹ La dévotion au Sacré-Cœur de Jésus (volume 2)Chapitre 193 sur 215 · Décret du 5 octobre 1697, dans Nilles, t. i, p · texte numérisé non relu

Décret du 5 octobre 1697, dans Nilles, t. i, p

La dévotion allait recevoir un coup plus sensible. En 1704, le livre du P. Croiset fut mis à l'Index. Pourquoi ? Le P. de Gallifïet l'expliquait ainsi à Mgr Languet, 20 ans plus tard : « La nouveauté de la chose, quelques manquements de formalités requises ici, et peut-être un peu de malignité de la part des hommes et beaucoup certainement de la part de l'enfer l. » Le livre ne laissa pas de se propager ; il fut traduit en italien, en y corrigeant les défauts de formalités ; même en France, il recevait de grands éloges de Mgr Languet, qui le recommandait, sans faire la moindre allusion à V index2. Le P. de Gallifïet, dans sa lettre à Mgr Languet, exprimait l'espoir qu'après l'approbation de la dévotion, on ferait « rendre audit livre la justice qui lui est due. » Cet espoir s'est réalisé, mais longtemps après, en 1887.

Malgré tous les obstacles, la dévotion continua de se répandre dans le public. Les confréries se multipliaient, avec approbation et indulgences de Rome. Indulgences aussi pour tous ceux qui visiteraient les églises des Visitandines, le jour de la fête. Les Ursulines de Vienne imitaient les Visitandines de France ; la Pologne s'ouvrait toute grande au Sacré-Cœur ; le Canada également .

En 1707, les Visitandines renouvelèrent leurs instances auprès de Clément XI, pour avoir la Messe propre. Le pape leur répondit, le 4 juin 1707. en louant leur zèle, leur piété, leur prudence dans la conduite de cette affaire ; qu'elles attendissent donc en paix le jugement de l'Église ; par cette

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