‹ La dévotion au Sacré-Cœur de Jésus (volume 2)Chapitre 49 sur 215 · Dans Nilles, t. i, p · texte numérisé non relu

Dans Nilles, t. i, p

2. Voir dans Nilles, 1. i, part, n, c. ni, t. I, p. 350 sq., les textes auxquels il vient d'être fait allusion, ainsi que beaucoup d'autres.

est adorable. Mais l'Église ne sépare jamais une partie de ce tout divin, si noble soit-elle, pour lui rendre, en elle-même et en vue d'elle-même, un culte particulier. Elle pourrait le faire, nous ne voyons pas qu'elle l'ait fait. Elle craint, comme d'instinct, la ferveur indiscrète qui, après ceci, voudrait honorer cela, sans mesure ni fin. C'était une des difficultés qu'on opposait toujours aux promoteurs de la dévotion ; et ils avaient à la résoudre. Ils la résolvaient, et très bien, en montrant qu'il y avait, pour honorer le Sacré-Cœur, des raisons spéciales. Ils montraient la noblesse et la dignité de ce cœur, l'importance de cet organe vital du corps de Jésus 1. Mais ils ne s'arrêtaient pas là : ils montraient dans le Sacré-Cœur l'emblème de son amour, le ^jgte exnressif et parlant de ses excellences intimes, la représentation efficace de ce qu'il avait été, de ce qu'il avait fait et souffert pour nous. Sans peut-être se le dire avec une clarté parfaite, ils avaient conscience que, si l'Église distingue dans le tout théandrique une partie pour en faire l'objet d'un culte spécial, c'est qu'elle y voit un signe ou un souvenir d'une réalité mystérieuse, d'un bienfait spécial ou d'une marque spéciale d'amour. La fête du Corpus Christi n'est pas tant la fête du corps de Jésus, que la fête de la présence eucharistique, la fête du Saint-Sacrement ; celle des Cinq plaies n'a pas tant pour objet d'honorer les plaies en ellesmêmes ou le corps blessé, que de nous rappeler combien il a souffert pour nous, et les trésors qui se cachent pour nous dans ses souffrances. Le culte de la Sainte Face est le culte d'une image

Page 1