La Dévotion au S.-C, Ire partie, c. i, p
auspices du roi de Pologne et de l'évêque de Cracovie, il est dit : « Il n'est rien dans le monde sensible et corporel qui puisse être avec plus de raison proposé au culte des fidèles que ce Cœur sacré, si aimant et si affligé. Car il n'est rien qui contienne et représente des mystères plus sublimes ; rien dont la vue... soit capable d'éveiller dans le cœur des fidèles des affections plus saintes ; rien qui exprime mieux aux yeux du corps tout ensemble et à ceux de l'âme l'amour immense de Notre- Seigneur Jésus-Christ ; rien qui rappelle mieux tous les bienfaits du très aimant Rédempteur ; rien qui montre plus sensiblement les peines intimes qu'il a souffertes pour nous. Car tout cela n'est pas seulement contenu et représenté dans ce très sacré Cœur \ on l'y voit comme dessiné et sculpté. Hœc enim omnia in eo sacratissimo Corde 2 non contenta solum ac reprœsentata, sed descripta quodammodo et quasi insculpta cernuntur 3.
Le Mémoire présenté par les évêques polonais à la S. C. des Rites sous Clément XIII, en 1765, exprime la même idée, en termes un peu différents : « On honore le Sacré-Cœur non seulement comme symbole de tous les sentiments intérieurs, mais tel qu'il est en lui-même. Non tantum ut est symbolum omnium interiorum affectuum, sed ut est in se 4. »
Ils ont peur qu'on n'entende le cœur au sens purement métaphorique ; mais ils veulent, d'autre
L. Tel qu'on le peint d'ordinaire et qu'on le présente à l'adoration des fidèles.
2. Prout pingi solet et adorandum exhïberi, est-il expliqué dans le Mémoire des évêques polonais, en 1765, qui reproduit ce passage, n. 40, Nilles, p. 121.