Sur L'iconograpi] on put consulter
Grimoiiard de Saint-Laurent, Les images du Sacré-Cœur, au point de vue de l'histoire et de l'art, Paris, 1880 ; Paranque, La dévotion au Sacré-Cœur de Jésus, étudiée en son image, Paris, 1901 ; Hattler, Die bildische Darstellung des gœttlichen Herzens Jesu, 2e édition, Innsbruck, 1894 ; Le Règne du Cœur de Jésus, t. il, p. 33.3-400; Letierce, t. n, p. 505-516; Dujardin, Appendice n ; Muzzarelli, Dissertation, p. 39-48. Ici, passim, surtout p. 43, 223, 259.
écarter les idées d'un réalisme grossier, pour faire valoir d'autant la signification symbolique. Les témoignages de la Bienheureuse sont très instructifs en ce sens. « Ce sacré Cœur, dit -elle dans son Mémoire, m'était représenté comme un soleil brillant d'une éclatante lumière, dont les rayons tout ardents donnaient à plomb sur mon cœur 1. » Un peu plus loin : « Une fois entre les autres... mon doux maître se présenta à moi tout éclatant de gloire avec ses cinq plaies, brillantes comme cinq soleils. Et de cette sacrée humanité sortaient des flammes de toutes parts, mais surtout de son adorable poitrine qui ressemblait à une fournaise, et, s 'étant ouverte, me découvrit son tout aimant et tout aimable Cœur, qui était la vive source de ces flammes. » Mais rien ne vaut à cet égard ce qu'elle écrit au P. Croiset, le 3 novembre 1689, lui décrivant une des principales manifestations du Sacré-Cœur : « Ce divin Cœur me fut présenté comme dans un trône de flammes, plus rayonnant qu'un soleil et transparent comme un cristal, avec sa plaie adorable. Il était environné d'une couronne d'épines, qui signifiait les piqûres que nos péchés lui faisaient, et une croix au-dessus signifiait que dès les premiers instants de son Incarnation... la croix y fut plantée 2. » C'est bien le cœur de Jésus, son cœur de chair qui lui est montré, mais toujours, on le voit, de façon à faire valoir l'exprès sion symbolique.