‹ La dévotion au Sacré-Cœur de Jésus (volume 2)Chapitre 64 sur 215 · Memoriale, n. 34, 38 ; Xilles, t. i, p · texte numérisé non relu

Memoriale, n. 34, 38 ; Xilles, t. i, p

glorieuse, hors de leurs atteintes. Il faut dire plus : tous ces outrages ont retenti un jour dans son cœur ; il en a souffert, quand il était passible icibas. Dans sa passion, il n'a pas ressenti seulement les injures des Juifs et des Romains ; il n'a pas souffert seulement des ingratitudes de ses concitoyens et de l'abandon de ses amis. L'avenir et le passé ont eu leur contre-coup dans ses douleurs ; ils s'y sont concentrés. Si donc Jésus ne souffre pas dans le présent, il a souffert du présent ; et les fidèles n"ont pas tort de se le représenter souffrant, puisqu'il a souffert des offenses d'à présent. Sans compter qu'il est toujours permis de se transporter dans le passé pour compatir à Jésus, l'avenir d'alors étant le présent d'aujourd'hui. Possible que parfois la façon de parler, en cette matière, ne soit pas rigoureusement exacte. Est-il bien sûr que l'exactitude d'expression pourrait se corriger sans enlever d'autant à la vérité profonde des choses et à l'impression qu'elles doivent produire ? Toujours est-il que la B. Marguerite-Marie a vu ie Sacré-Cœur couronné d'épines et surmonté de la croix ; et elle s'en explique très bien en voyant là le signe d'une grande réalité : « Il était environné dune couronne d'épines, qui signifiait les piqûres que nos péchés lui faisaient, et une croix au-dessus signifiait que... dès lors que ce sacré Cœur fut formé, la croix y fut plantée l. » L'Église connaît bien ces manières psychologiques de supprimer le temps et l'espace : sa liturgie est pleine de ces reflets de l'éternité divine jetés sur notre monde changeant et passager.

Ces explications étaient nécessaires pour faire

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