Loc. cit., p
3. « A mon humble avis, le bon Père n'arriva pas à son but, parce que, dans sa supplique, il s'appuya sur un point douteux, le donnant pour certain. » Xeuvaine du Cœur de Jésus. Notice. Voir Œuvres complètes du B. A. M. dejLiguori,~t. ni, p. 457. Paris, 1835.
certains, de l'explication incertaine l. Même dans l'exposé de ces faits donnés pour certains, il se mêlait, sans qu'on s'en doutât, des assertions erronées ; mais le principe était nettement posé, que l'Eglise pouvait prononcer sur la dévotion sans prononcer sur les opinions contestées. C'est ce qu'elle a fait.
Il était difficile cependant que rien ne trahît, dans les considérants qu'elle joint d'ordinaire aux grands actes de son autorité, les flux et reflux de l'opinion scientifique en ces matières. On peut, en effet, en saisir quelque trace légère dans tel mot, dans la préférence donnée à telle expression. En général, elle a évité les expressions contestées, comme comprincipium, comme aussi, je crois, organum ; nous l'avons vue substituer, en un cas, le mot symbolum, aux mots jons et origo, qui lui étaient proposés ; elle a employé le mot sedes, comme exprimant un fait d'expérience, le contrecoup de nos affections dans le cœur 2.
Grâce à cette prudence, les opinions nouvelles en physiologie se sont substituées peu à peu aux opinions anciennes, sans que la dévotion au Sacré- Cœur se soit trouvée directement en cause. On a laissé les savants en appeler, pour l'explication de la sensibilité, non plus au cœur, mais au cerveau et au système nerveux, l'un faisant fonction de récepteur et de transmetteur, l'autre servant de fil de transmission ; et l'on a continué de parler comme autrefois du cœur qui souffre et qui aime, qui s'émeut en battant plus fort, qui se glace en se
1. Voir dans Nilles. 1. i. part. 1. <•. n, § 4, n. 4, p. 73 ; c. ni. § 2, p. 150.