Loc. cit., p
pour moi en ce moment tant de douceur, lorsque vous reposiez à la cène sur ce sein béni ? » Il répondit : « J'avoue que je l'ai senti et ressenti, et la suavité en a pénétré mon âme, ainsi que le doux hydromel imprègne de sa douceur une bouchée de pain frais ; de plus, mon âme en a été aussi échauffée que le devient une chaudière bouillante, audessus d'un feu ardent l. » C'est la seconde phase de la grande manifestation. Le divin cœur bat d'amour, et l'âme qui entend ce battement en esttoute ravie à la fois et tout échauffée. De plus, la dévotion est rattachée au passé, à la dévotion même de l'évangéliste de l'amour, qui, suivant la parole liturgique, « but à la source sacrée du Cœur divin les flots jaillissants de l'Évangile. »
La troisième phase de la scène regarde l'économie providentielle. « Elle reprit : « Pourquoi donc avez-vous gardé là-dessus un silence si absolu que vous n'avez jamais rien écrit, si peu que ce fût, qui le donnât à entendre, au moins pour le profit de nos âmes ? » Il répondit : a Ma mission était de présenter à l'Église dans son premier âge, sur le Verbe incréé de Dieu le Père, une simple parole, qui suffirait jusqu'à la fin du monde à satisfaire l'intelligence de la race humaine tout entière, sans toutefois que personne parvînt jamais à la pleinement comprendre. Mais de dire la suavité de ces pulsations a été réservé pour les temps actuels, afin que, en entendant ces choses, se réchauffe le monde vieillissant et dont l'amour s'alanguit 2. »