In cant. sermo xxi, n. 6, P. L.t t. CLXXXIV, col
peuvent en être regardées comme le cœur1 . Gilbert cependant a au moins une belle page sur le cœur de Jésus. C'est à propos du texte Vulnermsti cor mexim : « La blessure du cœur marque la vivacité de l'amour. 0 cœur vraiment doux, qui se laisse émouvoir par notre amour pour nous rasd'amour... Nous avons beau aimer, ce n'est jamais quunretour(quamtumcumqueamat,non amal,sed redamat)... Vous ne pouvez, épouse, vous acquitter pleinement. Il ne cesse pourtant d'ajouter à son amour. Ce qu'il vous a avancé n'est pas rendu encore; il veut bien cependant se tenir pour obligé. Ce que vous lui rendez en amour, il ne le prend pas comme son dû; il le tient pour aon gratuit. Use sent comme provoqué à aimer, quand il dit que son cœur est Messe. Quelle merveille, mes Frères, ne la trouvez-vous pas bienheureuse, 1 «une qui perce et pénètre le cœur même de Notre-Seigneur Jésus-Christ par ses pieuses affections2? » Tout le passag-e est très beau dans sa pieuse subtilité. Il faut reconnaître pourtant que rien ne s'y applique directement au cœur de chaude Jésus. Mais la difficulté même de distinguer si c'est l'amour qui est visé ou si c'est le cœur aimant, montre l'unité intime de la dévotion, et comment l'élément sensible et l'élément spirituel se fondent
1. Voici le texte : Et quod est cor Salomonis nostri? Vos inqiiil, estis cêrpu* Christi et membra de membro (1 Cor. u Félix plane quodeumque mem bruni capitis hujus; sed quae cor est ejus, de praecipuis est... Et quidem unaeademque vel Fcclesia vel anima et corona est, et cor, et sponsa, etc.