De contemplando Deo, c. i, a. 3, P. L. t. CLXXXIV, col
rieux (in cselo secreti tut), jusqu'à ce que la lance du soldât ayant ouvert le côté de votre Fils, notre Seigneur et Rédempteur, sur la croix, il s'en écoula les sacrements de notre rédemption, de façon que nous ne mettions pas seulement dans son côté notre doigt ou notre main, comme Thomas, mais que par la porte ouverte, nous entrions tout entiers jusqu'à votre cœur, ô Jésus, ce siège assuré de la miséricorde (in apertum ostium toti intremus usque ad cor tuum, Jesu, cerlam sedern misericordiœ , jusqu'à votre âme sainte, pleine de toute la plénitude de Dieu, pleine de grâce et de vérité, pleine de notre salut et de notre consolation. Ouvrez, Seigneur, la porte latérale de votre arche [ostium lateris arcœ tues), afin qu'y entrent tous vos élus... Ouvrez-nous votre côté (aperi latus corporis tut), afin qu'y entrent ceux qui désirent voir les secrets du Fils; qu'ils reçoivent les flots mystérieux qui en découlent (profluentia ex eo sacramentel), et le prix de leur rédemption1. »
Le postulateur de 1697 citait, comme une autorité de première valeur, un texte de Gilbert de Holland (Angleterre), sur le cœur de notre divin Salomon, qui est Jésus2. Et d'autres l'ont repris. Mais, à bien regarder, il ne «'agit pas, au moins directement, du cœur de chair de Jésus; ce sont les âmes d'élite, qui, membres plus nobles de ce corps précieux, qui est le corps mystique,