P. L., t. CLXXXIV, col
3. On en trouve beaucoup d'autres encore dans Franciosi, bien que plusieurs doivent s'entendre plutôt du côté ouvert ou du cœur métaphorique, que du cœur symbole d'amour. Voir ci-dessous, c. 2. S 6, p. 264, un texte de Pierre de Bîois.
nocturne; d'autres la disaient de saint Bonaventure. La question a été résolue en ce sens, au moins pour la partie qui nous intéresse, et cela, avec bonnes preuves à l'appui, dans la belle édition du docteur séraphique publiée à Quaracchi *. Ces preuves ont amené la Congrégation des Rites, dans la récente réforme du Bréviaire, à donner ces leçons comme de saint Bonaventure. On trouve, en même temps, dans cette édition, un texte bien meilleur2. C'est ce texte que nous suivions. Il faudra, en conséquence, mettre saint Bonaventure en première ligne parmi les dévots du Sacré- Cœur. Il aura fourni aux promoteurs de la dévotion une de leurs pages les plus expressives et les plus pieuses; et l'on comprend que l'Église l'ait adoptée.
On y indique nettement la blessure du cœur, on la rapproche delà blessure d'amour : Foderunt ergo et per foderunt non solum manus, sed et pedes, latus quoque et sanctissimi cordis intima furoris lancea perforaverunt, quod jamdudum amoris lancea fuerat perforatum. Suit le texte du Cantique îv, 9 : Vulnerasti cor meum, avec développements qui d'ailleurs nous font perdre un peu de vue le cœur blessé. Mais l'auteur y revient, et c'est
!. S. Bonaveniurss opéra omnia, t. VIII, p. lui sq., 1898. Je n'ose pas dire cependant que ma conviction soit faite ; car le ton et la manière sont bien plus ceux de saint Bernard et de l'école cistercienne que de saint Bonaventure, tels que nous Us voyons dans les œuvres qui sont de lui, sinon tels qu'on se les figure d'après celles qu'on lui attribue.