L. iv, c. iv, t. II, p. 26. Paris
pétuel, ] "amour divin répand avec impétuosité sur tous ceux qui le désirent1. » Pouvait-on mieux représenter et la nécessité d'un objet sensible pour notre dévotion, et le rapport de la dévotion au Sacré-Cœur avec la vue du côté percé?
Mais ce n'est que la première partie de la scène : « Comme elle éprouvait une jouissance ineffable aux pulsations très saintes, qui faisaient battre ie Cœur divin sans interruption, elle dit à saint Jean : « Est-ce que vous n'avez pas, bien-aimé de Dieu, « senti le charme de ces suaves pulsations, qui ont « pour moi en ce moment tant de douceur, lorsque « vous reposiez à la cène sur ce sein béni? » Il répondit : « J'avoue que je l'ai senti et ressenti, et la « suavité en a pénétré mon âme, ainsi que le doux « hydromel imprègne de sa douceur une bouchée « de pain frais; de pius, mon âme en a été aussi « échaufiée que le devient une chaudière bouil- « lante, au-dessus d'un feu ardent2. » C'est la seconde phase de la grande manifestation. Le divin Cœur bat d'amour, et l'âme qui entend ce battement en est toute ravie à la fois et tout échauffée. De plus, la dévotion est rattachée au passé, à la dévotion même de l'évangéliste de l'amour, qui, suivant la parole liturgique, « but à la source sacrée du Cœur divin les flots jaillissants de l'Évangile ».
La troisième phase de la scène regarde l'économie providentielle. « Elle reprit : « Pourquoi