Loc. ciL, p
« doncavez-vous gardé là-dessus un silence si ab- « soin que vous n'avez jamais lier) écrit, si peu que « ce fût, qui le donnât à entendre, au moins pour « le profit de nos âmes? » Il répondit : « Ma mis- « sion était de présenter à l'Église dans son pre- « mier âge, sur le Verbe incréé de Dieu le Père, « une simple parole, qui suffirait jusqu'à la fin du « monde à satisfaire l'intelligence de la race hu- « maine tout entière, sans toutefois que personne « parvint jamais à la pleinement comprendre. « Mais de dire la suavité de ces pulsations a été « réservé pour les temps actuels, afin que, en « entendant ces choses, se réchauffe le monde ;< vieillissant et dont l'amour s'alanguit1. »
N'est-ce pas que toute la dévotion au Sacré- ^ceur est là, dans sa substance et dans son hisoire? Cette page seule suffirait à mettre Gertrude out près de Marguerite -Marie : elle n'a pas été choisie pour être directement l'apôtre du Sacré- Dceur ni pour en répandre le culte, mais elle en i été le poète exquis, en même temps que l'amante •a die use.
1. Loc. cit., p. 28. J'ai transcrit la traduction des Bénédiciira, sauf pour la dernière phrase, où le sens était mal rendu t la perspectire faussée. Voici ie texte latin : Eloguentia utein suavilatis pulsuum istorum retervata est moderne lemori, ut ex talium audientia recalescat jam sensscens et amore )ei torpescens mundus. On voit qu'il n'y a pas là une prophéîe, au sens strict du mot. Les Bénédictins traduisent : « Quant
ce qu'expriment de douceur ces divines pulsations, il est réervé aux derniers temps de le faire connaître, afin que le aonde engourdi par l'âge reprenne dans l'amour divin quelque lialeur, en entendant ces mystères. » Moderno tempori, c'est i temps de Gertrude.