Vie, par son confesseur, c. vi, n. 152, Acta Sanctorttm
Un autre jour, Notre-Seigneur lui dit : « Ma fille, m'aimes-tu? Elle répondit : Non seulement je vous aime, Seigneur, mais je vous désire, et je voudrais, si vous l'agréiez, être dans votre cœur. Et le Seigneur: Pourquoi, lui dit-il, veux-tu entrer dans mon cœur et n'entres-tu pas dans la blessure de mon côté? Et Marguerite reprit : Seigneur Jésus, si je suis dam votre cœur, je serai dans la blessure du côté1. »
Un jour qu'elle priait pour les Pères de son âme, Notre-Seigneur lui dit : « Dis à mes Frères Mineurs, que leurs âmes ne tardent pas à entrer en moi par l'amour; car ainsi j'entrerai dans leurs âmes parla grâce. Dans cette vue, qu'ils commencent par ma crèche, et qu'ils conduisent leur méditation... jusqu'au supplice final de ma passion. A chaque étape de mes souffrances, qu'ils considèrent l'amour de mon cœur brûlant2. »
La B. Angèle de Foligno (124-8-1309) s'occupe plus, elle aussi, de la blessure du côté que du cœur proprement dit. Certains traits pourtant sont à relever. Un jour, dit-elle, « j'eus un songe, où me fut montré le cœur du Christ, et il me fut dit : Dans ce cœur il n'y a point de mensonge; tout y ?st vrai3. » Un autre jour, entre autres explications
,. VI, février t. III, ad diem 22, p. 335. Texte latin dans Fran- ;iosi? col. 208.