Migne, t. CLXXVII, col. 184. Ici, Appendice II, n
tantôt ici, tantôt là, par les prédicateurs ou les ascètes. Il est cité comme de Bernard et d'Augustin dans les Exercitia de vila et passione Salvatoris NostriK Ludolphe le Chartreux le cite également2, et combien d'autres apr^s eux!
Des textes beaucoup moins saillants et d'auteurs moins connus passaient aussi de main en main, de bouche en bouche, de recueil en recueil. J'ai déjà dit que Harphius, le mystique franciscain, a copié Ludolphe le Chartreux, à moins que l'un et l'autre n'aient copié un troisième.
On est tout étonné de rencontrer chez saint Bernardin de Sienne un long développement du B. Simon de Cascia sur la plaie du côté et le Sacré- Cœur. Dans La Milice chrétienne, de Lausperge, fut insérée une page de Dominique de Trêves, que l'on a pu lire ci-dessus3.
Les faits circulaient comme les texles et exerçaient leur influence sur la dévotion ; ils ont pu l'exercer jusque sur les phénomènes d'ordre mystique. Et que dire des communications entre personnes? Sainte Lutgarde passa des Bénédictines aux Cisterciennes ; sainte Françoise Romaine, après avoir été longtemps sous la direction des Franciscains, passa aux Olivétains; Ubertin de Casai
1. Voir le passage dans Franciosi, col. 246. On trouve au même endroit, attribué à saint Augustin, un autre passage où il est également question du Sacré-Cœur. C'est Notre-Seigneur qui parle et invite l'homme, en lui rappelant ses bienfaits et son amour, à l'aimer enfin : Denique cor meum tibi patefecifpolum libiprœbensipsum roseum sanguinem cordis rnei.