‹ La dévotion au Sacré-Cœur de JésusChapitre 135 sur 242 · Ibid., 1. 5, c. 1, n. 2, p. 158; d'après Franciosi · texte numérisé non relu

Ibid., 1. 5, c. 1, n. 2, p. 158; d'après Franciosi

2. Ibid., 1. 7, c. 7, n. 3, p. 295; Franciosi, 377. Plusieurs des traits ici rapportés ont été recueillis également par l'abbé Deberre dans son Histoire de la V. Marguerite du Saint-Sacrement, Paris 1907, p. 134-136. M. Deberre cite de plus, p. 100, et donne en fac-similé une page de la Vénérable où le Saeré- Cceur a encore sa part : « Je fus tirée dans le cœur de Jésus, ou je fus mise et où je compris que je devais renaître pour recevoir le saint Sacrement de Confirmation, et en ce moment je ressentis et compris dans ce cœur divin quatre sacrements qui en formo de canaux se dégorgeaient dans mon âme et qui la remplirent d'une indicible pureté. Je reçus ce saint sacrement, et, au moment que je le reçus, je sortis du cœur divin dans lequel j'étais, et mon époux me prit entre ses bras... »

tableau peint de sa main. Notre-Seigne«r y est représenté avec un cœur rayonnant sur la poitrine ; il présente ses deux mains percées, et semble inviter tous les hommes, comme s'il leur « Venez tous à moi ». Par ailleurs, elle écr « Ayant lu l'Évangile du bon Semeur, j'ai désiré semer au cœur de Jésus toutes les productions de mon âme et les actions de mon corps, afin qu'ayant croissance de ses mérites, je n'opère plus que par lui et en lui1. »

11 n'est pas de pays, pas de condition si humble, où Jésus ne trouve des amis de son cœur, et ne se révèle à eux. A Vannes, meurt, en 1671, une pauvre servante, Aivellc Nicolas, vénérée e: aujourd'hui dans l'ancienne chapelle dite des Ursulines, attenante au collège Saint-François- Xavier, sous le nom de « la bonne Armelle ». Elle était dans les relations les plus familières avec le divin Cœur; elle y allait et venait, comme chez elle, et elle disait à ses amis : « Si vou3 voulez me trouver, ne me cherchez pas ailleurs que dans le cœur de mon divin Amour2. » Elle y trouvait un

1. Je remercie M. Coste, secrétaire-archiviste des Prêtres de la Mission, pour son extrême obligeance à me donner tous les renseignements sur le précieux tableau. Voir : Ed. Didron, Louise de Mariilaç et le Sacré-Cœur> dans le Bulletin de Sainl- Vinceni de Paul, 15 avril* 1900; M«r Baunard, La vénérable Louise ée Morillac, 2e édition, Paris, 1904; Messager in Cœur de Jésvs, t. LXXIII, p. 394. M. Boumard a reproduit le tableau en photogravure avec le titre donné par les contemporaines à ce tableau ou au tableau analogue, « Le Seigneur de la Charité ».

" aucoup do d '* ils dans îe livre intitulé Le ttHomphe de

refuge contre ses ennemis et y recevait du divin Maître d'admirables communications.

On trouve des traces de cette dévotion jusque dans les milieux qui sembleraient les plus réfractaires, et M. Gazier écrivait naguère dans la Revue bleueK un article intitulé Le Sacré-Cœur à Port- Royal en 1697. Le titre ne dit pas tout à fait ce qu'il y a dans l'article. Mais on y trouve quelques renseignements curieux. M. Gazier attribue sans k l'ombre d'un doute » à la Mère Angélique Arnauld un opuscule d'une extrême rareté publié à Paris, en 1727, sous le titre Élévations de cœur et prières à N. -S. J.-C. sur les mystères de sapassion-. Or, voici ce qu'on y lit « au cours d'une assez longue élévation pour le vendredi » : « 0 sacré cœur de Jésus! ô source de grâces! 6 brasier d'amour! souffrez que j'entre dans cette fournaise ardente et que je m'y consume par le feu de la charité. Oui, je m'y cacherai comme l'épouse dans les trous de cette pierre; je me reposerai sur votre cœur, j'y établirai ma demeure et je ne craindrai rien quand le monde et l'enfer s'élèveraient contre moi. 0

V amour divin dans la vie d'une grande servante die Dieu, nommée ArmeUe Nicolas... fidèlement écrite par une religieuse du monastère de Sainte-Ursule, de Vennes... A Vennes, Jean Galles, 1676. D'après les notes de M. R. de La Bégassière, qui a vu et étudié le livre. Cf. Letierce. Élude, t. I, p. 74-77; Franciosi. 416-418.

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