août 1908, t. X, p
2. Je m'en rapporte sur ce point à l'autorité de M. Gazier, dont la conviction doit être fondée sur de bonnes raisons; mais on eût aimé à les savoir, ne fût-ce que pour dissiper les doutes que font naître celles qu'il nous donne, celles-ci étant évidemment insuffisantes.
Jésus, ô le Dieu de mon cœur, souffrez que je me colle à votre sacré côté; souffrez que je m'enivre à cette source vive et que je ne cherche jamais ailleurs de consolation1... » Plus loin, dans une Élévation sur l'ouverture du coté de Notre-Seigneur : « Donnez-moi la grâce qui m'est nécessaire pour participer avec fruit à vos sacrements, et puisque vous m'avez donné entrée dans votre cœur par cette plaie d'amour que vous y avez reçue, aidez-moi, s'il vous plait, à m'en approcher, et que j'établisse ma demeure et mon repos en ce lieu de refuge, où vous invitez votre épouse, quand vous lui dites de se retirer aux trous de la pierre et aux cavernes des masures, qui sont vos plaies sacrées2. » On reconnaît là le plus pur langage de la tradition, et ceux-là seuls peuvent s'étonner de le trouver à Port-Royal qui transportent dans le passé les préoccupations des luttes qui suivirent. On trouve dans les études de Cousin sur M"# de Longueville maint trait dans le même sens. Longtemps après, dans ses Élévations à Jésus-Christ Notre-Seigneur sur sa passion et sa mort, publiées en 1676, le P. Quesnel trouve aussi le cœur dans la plaie du côté. « Cette plaie sacrée de votre côté est