Lettre xcvn, t. I. p
LA DLVOTIOtf AU XVII£ SIÈCLE 36i
des maximes que vous savez1. » Elle ajoute le lendemain : <( Vivons en notre Jésus, mon très cher fils. Que les approches de son sacré cœur fassent découler dans les nôtres la vraie sainteté ; car c'est de ce cœur sacré que découlent tous les trésors de grâce et d'amour qui nous font vivre de sa vie et nous animent de son esprit2. »
C'est dans une lettre à ce fils, dom Claude Martin, datéedu 16 septembre 1661, qu'elle décrit tout au long une pratique de dévotion au Sacré- Cœur que Dieu lui avait inspirée environ trente ans, auparavant (vers 1635, dit-elle ailleurs) et qu'elle garda toujours.
Un jour que Dieu semblait sourd à ses prière-, elle entendit une voix intérieure qui lui disait : « Demande-moi par le cœur de mon Fils ; c'est par lui que je t'exaucerai. » Aussitôt, dit-elle, « tout mon intérieur se trouva dans une communication très intime avec cet adorable cœur, en sorte que je ne pouvais plus parler au Père éternel que par lui. » Depuis, elle fut toujours fidèle à cette pratique.
« Voici, écrit-elle, à peu près comme je m'y comporte, lorsque je suis libre, en parlant au Père éternel : « C'est par le cœur de mon Jésus, ma voie, ma vérité et ma vie, que je m'approche de vous, ô Père éternel. Par ce divin cœur, je vous