‹ La dévotion au Sacré-Cœur de JésusChapitre 153 sur 242 · Année sainte, t. V, p. 474; d'à; rôs A. Hamon. p · texte numérisé non relu

Année sainte, t. V, p. 474; d'à; rôs A. Hamon. p

5. Sainte J.-Fr. Frémyoi de Chaulai. Su vie, se* Œuvres, t. I, p. 32; Franciosi, 399-4U0.

tous nos cœurs dans le sien, j'y voulus aussi ^efor le mien ; mais cette grâce me fut refusée à cause de mon indignité. Toutefois je compris que ce refus n'était que pour me faire le demander avec plus d'ardeur. Ce que je fis avec grande affection. Et alors mon cœur fut tiré près de ce sacré cœur, qui ignit et serra d'une manière très intime, pour lui imprimer ses vertus, et pour le fermer de telle sorte qu'il n'y puisse plus entrer aucune aCection que celle de l'amour. Puis, par des paroles toutes de dilection, ce divin cœur m'assura de sa spéciale protection et assistance en toutes les occasions où j'aurai recours à lui1. »

Vers 1661, sœur Guillemette Dumas écrivait, dans son monastère de Chartres : « 0 mon Dieu... je vous demande en grâce que, dès mon réveil, mes premières aspirations montent vers votre trône, et m'unissent et incorporent au cœur de Jésus, afin que, en lui et par lui, je vous connaisse, vous aime et vous adore comme vous le désirez... Gomme je ne puis vivre sans respirer et aspirer, j'entends, ô mon Dieu, par mes aspirations, attirer dans mon âme le cœur de Jésus... pour ne vivre et respirer que par ce divin cœur. Je veux que mes pensées ne soient conçues et produites que dans l'esprit et dans le cœur de Jésus2. » Sœur Guillemette ne mourut qu'en 1694, quatre ans après Ja

1. Année sainte, t. X. p. 610; Franciosi, 400. On notera, ici et chez Mère Anne Rosset, la personnification du divin Cœur : il dit, il assure, etc. L'expression, quel qu'en soit le sens précis, est remarquable pour le temps.

Page 1