‹ La dévotion au Sacré-Cœur de JésusChapitre 158 sur 242 · Voir Letierce, Étude sw le Sacré-Cœur, t. I, p · texte numérisé non relu

Voir Letierce, Étude sw le Sacré-Cœur, t. I, p

2. Voir tout le passage, qui est très beau, dans Croisât, 1. c. 2* partie, c. 4, S 6, p. 141. Les Bollandistes le donnent en latin dans les Actm sanetorum, 21 juin, t. XXV, p. 903.

tion et propager de toutes tes forces la dévotion à son Sacré-Cœur, dévotion très chère à tous les habitants du paradis \ » C'était trois jours après le bref de Clément XIII, accordant enfin l'office et la fête du Sacré-Cœur.

Pour avoir des témoignages explicites de dévotion au Cœur de Jésus parmi les Jésuites, c'est au B. Pierre Canisius qu'il faut aller d'abord. On a vu plus haut (c. m, § 3) comment Canisius put puiser cette dévotion chez son maître Nicolas Van Esch et dans ses rapports avec la Chartreuse de Cologne, comment Dieu la développa chez lui par des grâces insignes, par quels exercices il la pratiquait et comment il engageait ses Frères en religion à la pratiquer. Ou peut supposer davantage, supposer, par exemple (et la supposition est vraisemblable) que Pierre Canisius aura dit à saint Ignace et peutêtre à ses compagnons, qui étaient là, la grande grâce reçue au moment de sa profession. Mais des suppositions, si fondées soient-elles, ne sauraient être données pour des faits historiques.

Un autre compagnon et ami de saint Ignace, le P. Jérôme Nadal (1507-1580), qui fut, pendant quelques années, comme le bras droit du fondateur, nous a laissé aussi des traces de sa dévotion au Sacré-Cœur2. On lit dans ses notes spirituelles, où il parle de lui-même à la troisième personne, en

Page 1