LES ÉCRITS DE LA B. MARGUERI IE-MAR1E
évident, en toute hypothèse, que les choses exprimées, que les expressions mêmes, dans l'ensemble, sont de la voyante.
Cette conclusion, qui s'impose pour la plus douteuse des pi -ces que nous mettent en main les éditrices de Paray, sauf l'exception signalée, lettre cxxxi (cxxxin), s'impose, à plus forte raison, pour tout le reste. Nous avons dans les écrits édités de Marguerite-Marie sa pensée toujours, et, sauf détails secondaires, ses propres expressions1.
Sans faire tant de critique, il suffit de lire pour en être convaincu. Il y a là des choses qui ne s'inventent ni ne s'imitent. Tout lecteur non prévenu est envahi par cette onction pénétrante et suave de l'ardente charité du Sauveur, que Marguerite- Marie, au nom de Jésus lui-même, promettait aux apôtres ck son Sacré-Cœur. CYst une des raisons pour lesquelles nous la citerons si largement. Aussi bien à qui demanderions-nous le récit de ces expériences intimes, sinon à celle qui les a éprouvées? Qui peut mieux nous renseigner sur la dévotion au Sacré-Cœur que celle qui l'a apprise de Jésus, qui l'a vécue dans sa plénitude, qui a reçu mission de la propager?
1. Sur cette question des textes, voir l'article de M. A. Ilamou, Les vies de la Bienheureuse Mai r''- ri te- Marie, déjà meutionn»'. Voir aussi los Préfaces de M8r Gauthejr et les Tarianttvi qu'il mot au bas des pages.