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La dévotion au Cœur adorable, livre I, c. il, p

oi4 TROISIÈME PARTIE. — CHAPITRE VU

avoir moins de religion envers le sacré Cœur; nous le regardons toujours comme le centre de tous nos désirs et le comble de tous nos vœux1. » Ce que Ton repousse, ce sont les pratiques nouvelles, contre lesquelles les saints fondateurs avaient tant mis en garde. Mais le mot reste dur. Annecy d'ailleurs va bientôt recevoir la Mère Greyfié, la choisir pour supérieure, apprendre d'elle à mieux apprécier la nouvelle dévotion.

Choses analogues dans la Compagnie de Jésus. Les profanes s'imaginent parfois qu'une dévotion qui se réclame des visions et des révélations d'une religieuse, est sûre de trouver créance en ce monde de prédicateurs, de confesseurs, de théologiens. C'est bien mal les connaître. Le P. Croiset et ses amis, tout sages qu'ils étaient, parurent à quelques-uns excessifs et trop crédules. La chose alla jusqu'au P. Thyrse Gonzalez, alors Général de la Compagnie. Celui-là, certes, n'était pas enclin aux nouveautés. Il ne condamna pas cependant la dévotion ; mais il craignait que le P. Croiset ne fût « tourné aux opinions singulières ». On lui expliqua que non; il répondit en se défendant de blâmer la dévotion, mais sans vouloir l'encourager, et en retranchant les pratiques contraires aux usages2. Cela se passait en 1695. La Compagnie en corps ne devait faire acte de dévotion au Sacré-

1. Cité par Letierce, Étude, 1. 1, p. 345. Voir aussi les explications données par les Annalistes d'Annecy, loc. cit., p. 345 et suiv. Cf. Hamon, 1. c. 785.

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