Cité par Letierce, t. II, p
allusion à l'Index*. Le P. de Galliffet, dans sa lettre à M^ Languet, exprimait l'espoir qu'après l'approbation de la dévotion, on ferait « rendre audit livre la justice qui lui est due ». Cet espoir s'est réalisé, mais longtemps après, en 1887.
Malgré tous les obstacles, la dévotion continua de se répandre dans le public. Les confréries se multipliaient, avec approbation et indulgences de Rome. Indulgences aussi pour tous ceux qui visiteraient les églises des Visitandines, le jour de la fête. Les Ursulines de Vienne imitaient les Visitandines de France; la Pologne s'ouvrait toute grande au Sacré-Cœur ; le Canada également.
En 1707, les Visitandines renouvelèrent leurs instances auprès de Clément XI, pour avoir la Messe propre. Le pape leur répondit, le k juin 1707, en louant leur zèle, leur piété, leur prudence dans la conduite de cette affaire; qu'elles attendissent donc en paix le jugement de l'Église; par cette soumission sincère elles arriveraient en droite ligne au cœur même du Seigneur 2.
La peste de Marseille, en 1720, fut peut-être la première occasion d'une consécration solennelle, d'un cuite public en dehors des communautés religieuses. On sait comment Marseille avait été chaud pour le Sacré-Cœur dès les temps de Marguerite-Marie. Depuis quelques années, une autre Visitandine, Anne-Madeleine Rémuzat, y soufflait la même dévotion. Elle avait annoncé le fléau de