‹ La dévotion au Sacré-Cœur de JésusChapitre 220 sur 242 · Cité dans le Messager, juin 1918, p · texte numérisé non relu

Cité dans le Messager, juin 1918, p

à l'humanité tout entière. Il faut que Jésus règne, non seulement dans la vie individuelle, mais aussi dans la vie sociale. Que les autres nations le prennent pour elles et proclament à leur façon la royauté de Jésus. Non contentes de l'acclami r en paroles, qu'elles le fassent régner dans leurs lois, dans leurs mœurs, dans leur politique intérieure, dans leurs relations internationales. Elles s'en trouveront très bien, et leurs voisins aussi. Aux catholiques français de faire ce qui dépend d'eux pour le faire régner dans leur pays, en même temps qu'ils s'efforcent de le faire régner dans leurs cœurs. Qu'ils regardent comme « un bel idéal », suivant la formule du cardinal Gasparri, la proclamation publique de sa royauté par l'image du Sacré-Cœur sur leur drapeau national. Qu'ils travaillent à rendre possible la réalisation de ce bel idéal, en s'unissant pour une action qui refasse peu à peu la France, l'âme française, la famille française, la vie publique aussi bien que la vie privée1. Ce faisant, ils répondent aux plus chers désirs de l'Eglise et du Pape, aux désirs mêmes de Dieu et du Christ qui aime tous les hommes,

1. Qu'on me permette de signaler une idée féconde et immédiatement pratique, dont me parlait il n'y a pas longtemps un curé de Paris, tout dévoué au Sacré-Cœur, celle d'une fédération où s'uniraient, dans le culte du Sacré-Cœur et comme autour de sa bannière, avec l'intention de promouvoir, par tous les moyens à leur portée, le règne social de Notre-Seigneur, tous les groupes sociaux de catholiques, disséminés en grand nombre dans la France entière, pour se concerter en vue d'une action commune à cet effet, par manifestations religieuse, congrès, programmes et plans d'effort organisé, etc.

mais qui, parmi les nations, a montré de tant de manières qu'il aime spécialement la fille aînée de l'Eglise, qu'il aime les Francs1.

]. En attendant l'heure des réalisations officielles, plusieurs évèques ont prescrit ou recommandé de placer solennellement ce drapeau dans toutes les églises ou chapelles de leurs diocèses, pour qu'il y reste toujours exposé au regard des fidèles.

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