Saint Grégoire le Grand Dans YExpositio super
Cantica, que l'éditeur bénédictin, mieux informé, dit-il, lui attribue, après la lui avoir refusée2, l'auteur dit, à propos du texte Veni columba mea in foraminibus petrœ, in caoerna macerise : « Per foramina petrae vulnera manuum et pedum Christi in cruce pendentis libenter intellexerim. Cavernam vero macerise vulnus lateris quod lancea factum est eodem sensu dixerim. Et bene columba in foraminibus petrae et in caverna macerise esse dicitur, quia dum in crucis recordatione patientiam Christi imitatur, dum ipsa vulnera propter exemplum ad memoriam reducit, quasi columba in foraminibus, sic simplex anima in vulneribus nutrimentum quo convalescat invenit3. »
Ce texte est intéressant. C'est peut-être (mais je ne saurais l'affirmer) la première fois que l'on rencontre
1. Baudonivie, dans Bollandistes, Vita, c. i, S 3, n. 5, Anvers, 1737, t. 36 (3e d'août), p. 76. Cf. Aigrain, Sainte Radegonde, page 60.
2. Grégoire fit des homélies sur le Cantique; mais la rédaction est de Claude, son ami. Grégoire en fut-il content? Non, d'après le texte courant d'une lettre où il en est question ; mais M. de la Taille, par une correction ingénieuse, obtient un sens tout différent et beaucoup plus vraisemblable. Recherches dé science religieuse, oct.-déc. 1916, t. VI, p. 472.