Lettre* inédites, m, p. 119; G. cxxjui
précieux à toutes les âmes criminelles1 ». Elle en a beaucoup d'autres où le Sacré-Cœur et la Passion ne font, pour ainsi dire, qu'un.
6. Dévot'on à la Sainte Vierge. — Il y aurait beaucoup à dire sur ce sujet. Mais la part de la Sainte Vierge dans la dévotion au Sacré-Cœur d'après la sainte voyante de Paray, n'est pas autre, après tout, que celle qui lui revient dans toute vie chrétienne. Si les relations entre la Sainte Vierge et Marguerite-Marie sont admirables, ce n'est pas tant parce que Marguerite-Marie a été la disciple et l'évangcliste du Sacré-Cœur, que parce qu'elle a été une grande sainte des temps modernes, et parce que Dieu lui a fait saisir par expérience, dans sa propre vie, ce que Marie fait secrètement dans toute âme qui se sanctifie. Quelques traits, cependant, méritent d'être relevés.
On sait comment, dès son enfance, Notre-Seigneur, pour la garder toute à lui, la confia à Marie : « Je te mis en dépôt, lui dit-il, aux soins de ma sainte Mère, afin qu'elle te façonnât selon mes desseins 2. » Marie fut pour elle « une bonne mère ». Et elle fut « une enfant » pour Marie, lui parlant « comme à sa bonne Mère ». C'est pour être « la fille de la Sainte Vierge » qu'elle entra à la Visitation; et c'est Marie qui la prépara à sa mission d'apôtre du Sacré-Cœur. Un jour, elle vit son cœur tout petit entre les cœurs de Jésus et de Marie, e^