‹ La dévotion au Sacré-Cœur de JésusChapitre 41 sur 242 · Voir Lettre? inédites, vi, p. 180; G. cxxxv · texte numérisé non relu

Voir Lettre? inédites, vi, p. 180; G. cxxxv

2. C'est la leçon que Notre-Seigneur voulut bien faire luimême à sa servante, après son vœu de perfection, 31 octobre 1686. Après avoir écrit la longue liste de ses résolutions, elle eut peur. « Dans la multitude de toutes ces choses, je me suis sentie saisie d'une si grande crainte d'y manquer, que je n'avais pas le courage de m'y engager. » Notre-Seigneur la rassura, en lui disant dans le plus intime de son cœur : « Que crains-tu, puisque j'ai répondu pour toi?... L'unité de mon pur amour te tiendra lieu d'attention dans la multiplicité de toutes ces choses. » Contemporaine*, t. I, p. 252 (280); G. n° 253, p. 238.

bre 1<>86 : « Enfin je nous souhaite toutes au sacré Cœur de Notre-Seigneur Jésus-Christ, pour ne plus v^vre que de sa vie, n'aimer que par son pur amour, n'agir et pâtir que dans ses siintes intentions, en le laissant faire, en nous et de nous, selon son ion plaisir1. »

Parlant, un jour, d'elle-même au P. Croiset, (lettre du 14 avril 1G89) : «J'ai eu autrefois, dit-elle, trois désirs si ardents que je les regarde comme tros tyrans qui me faisaient souffrir un continuel martyre sans me donner aucun repos; et c'était d'aimer mon Dieu, de souffrir et de mourir dans ce» amour. » Mais à présent elle ne peut plus rien vouloir ni désirer. « Je voudrais quelque a"oute-t-elle, m'en affliger; mais je ne le peux pas : n'étant plus à moi-môme, je n'ai plus de liberté ni de pouvoir sur moi-même. Et voici la pensée qii me console, [c'est] que le sacré Cœur de Notre- Sri .neur Jésus-Christ fera tout cela pour moi. Si je le laisse faire, il voudra, il aimera pour moi, et suppléera à toutes mes impuissances et défauts2. » Elle 10 août : « Je sacrifierais tout sans réserve, mon cœur ne se sentant plus susceptible, si me semble, que des intérêts de ce divin Cœur, en sorte que, depuis qu'il m'a fait la miséricorde de me consacrer lui-même à son amour et à sa gloire, je ne me soucie plus de quelle manière il me traite. Pourvu qu'il se contente, cela me suffit; soit qu'il m'élève ou qu'il m'abaisse, qu'il me

1. Lettre xLviir (xlix), t. II, p. 95 (132); revu sur G. lui, 331.

Page 1