‹ La dévotion au Sacré-Cœur de JésusChapitre 55 sur 242 · Memoriale, n. 32, 33, Nilles, p · texte numérisé non relu

Memoriale, n. 32, 33, Nilles, p

sion étroite) avec son âme et sa divine personne ;

« 2. Comme le symbole ou le siège naturel de toutes les vertus et de tous les sentiments intérieurs du Christ, et en particulier de l'immense amour qu'il a eu pour son Père et pour les hommes ;

« 3. Comme le centre de toutes les peines intimes que le très aimant Rédempteur a subies, toute sa vie et surtout dans sa passion, pour notre amour ;

« k. Sans oublier la blessure qu'il a reçue sur la croix, blessure causée non pas tant par la lance du soldat que par l'amour qui dirigeait le coup.

« Tout cela est propre au cœur de Jésus, tout cela s'unit pour faire avec le cœur lui-même l'objet de cette fête ; d'où il suit, et c'est là un point très digne de considération, que cet objet ainsi conçu embrasse vraiment et réellement tout l'intime de Notre-Seigneur Jésus-Christ1. »

Ce texte en dit plus qu'il ne fallait présentement, et nous le retrouverons bientôt. On y voit, pour le moment, que la dévotion ne s'arrête pas au cœur de chair : elle s'étend à tout ce qu'il rappelle, à tout ce qu'il représente.

Les documents officiels sont plus brefs; ils n'en sont que plus clairs en faveur du cœur symbolique. Quelques-uns y insistent tant, qu'on y a vu (à tort du reste) la négation du cœur physique. Nous avons déjà cité le symbolice renovari du décret de

LMemoriale, n. 17, 18, Ni lies, p. 145-146. Cf. n. 19, ibid.

1765. L'hymne de Laudes, dans l'office de la fête, nous' dit la même chose :

Te vulneratum caritas Hoc sub amoris symbok)

Ictu patenti voluit, Passus cruenta et mystica,

Amoris invisibilis Utrumque sacriticium

Ut venereraur vulnera. Chriîtus sacerdos immolât i,

Même doctrine dans la sixième leçon : Ut fidèles sub sacratissimi Cordis symbolo devotius ac ferventias recolant caritatern Christi 2. Pie VI, en 1781, repoussant les attaques injurieuses de Ricci, écrivait que la dévotion consiste, en substance, à méditer dans l'image symbolique du cœur, la charité immense et l'amour si libéral de notre divin Rédempteur, ut in symbolica Cordis imagine immensam caritatern effmumque amorem divini Redemptoris nostri meditemur atque veaeremur 3.

Le cœur blessé. — Images symboliques.

Le symbolisme du cœur blesse. Caractère symbolique des images du Sacré-Cœur.

Voilà qui doit être acquis. C'est bien le coeur de chair que nous honorons dans la dévotion au

1. « L'amour a voulu qu siez blessé d'une blessure béante, pour que nous vénérions les blessures <!e l'amour invisil 1 . Sou< ce symbole d'amour, blessure sanglante et blessure mystique, le Christ prêtre offre le double sacFi;

2. « Pour que les fidèles, sous le symbole du cœur sacré, honorent avec plus de dévotion et de ferveur l'amour du Christ. »

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